2 min de lecture Élections régionales

Élections régionales 2015 : face à "l'arnaque" du FN, Manuel Valls assure qu'il n'y a aucune "hésitation" à voter à droite

Le Premier ministre a de nouveau appelé à voter à droite en PACA, dans le Nord et dans le Grand Est où le FN est arrivé largement en tête au premier tour.

Manuel Valls a confirmé qu'il présenterait lui-même la révision constitutionnelle.
Manuel Valls a confirmé qu'il présenterait lui-même la révision constitutionnelle. Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Marine Cluet et AFP

Manuel Valls persiste et signe : en cas de duel face au FN, il faut voter à droite au second tour des élections régionales dimanche 13 décembre. Si dans "neuf des douze régions hexagonales", "13 si on rajoute la Corse" et dans les quatre régions d'Outre-mer, "la gauche rassemblée peut l'emporter" a déclaré le Premier ministre ce mercredi 9 décembre, trois régions sont sérieusement menacée par la montée du parti de Marine Le Pen. 

"Il y a trois autres régions où nous ne pouvons pas gagner, où le Front national peut l'emporter. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de retirer nos candidats. Une décision évidemment difficile pour nos candidats qui ont été, en Nord-Pas-de-Calais-Picardie, et en PACA, à la hauteur, dignes" a expliqué le chef du gouvernement sur RMC et BFMTV.  

Le PS soutient Estrosi, Bertrand et Richert

"Nous soutenons, nous l'avons dit avec Jean-Christophe Cambadélis, (Les Républicains) Christian Estrosi dans le Sud et Xavier Bertrand dans le Nord. C'est la même chose qui doit se passer dans l'Est. J'ai appelé et j'appelle de nouveau à voter pour Philippe Richert car c'est le seul moyen de barrer l'extrême droite et de faire en sorte que la République, ses valeurs, l'emportent" a-t-il poursuivi.

Dans le Grand Est, où Florian Phillipot est arrivé largement en tête, le candidat socialiste Jean-Pierre Masseret a refusé de se retirer, ce qui lui a valu le retrait de son investiture. Va-t-il être exclu ? "Ce n'est pas à moi de décider d'une exclusion. C'est au PS de le faire" a assuré le Premier ministre. 

Le FN est une "arnaque"

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"Au delà des choses qui nous différencie" de la droite, "notamment ce que nous voulons pour les régions et pour l'avenir du pays", il n'y a "pas une seule hésitation à avoir", a argumenté le Premier ministre alors qu'on lui opposait de récentes déclarations très droitières de Christian Estrosi. "Cela doit inviter la droite républicaine à réfléchir. Tous ces propos qui ont été prononcés au fond pour essayer de capter le vote Front national ont au contraire développé et amplifié le vote Front national", a-t-il ajouté.

Mais le Front national, "c'est une arnaque. Sortir de l'euro, c'est une arnaque. Ça mettrait à genoux le pays. Et tous ceux qui parfois sont séduits par le FN, les ouvriers, les petits retraités, les commerçants, seraient ruinés. C'est une arnaque, le Front national, quand cette formation parle de sécurité alors qu'à l'Assemblée ou au Sénat, ils ne votent aucune mesure pour lutter contre le terrorisme".

Que pense-t-il des récents propos de Nicolas Sarkozy, qui déclarait mardi soir que le vote FN n'était "pas immoral"? "Ce qui est immoral, ce sont les positions du Front National". "Les électeurs du Front National, sont trompés par cette arnaque, par cette supercherie du Front National." déplore-t-il, expliquant qu'il reproche à Nicolas Sarkozy "son absence de clarté". 

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