1 min de lecture

Édouard Philippe face à la malédiction Juppé : favori de la droite et du centre pour 2027, l'ancien Premier ministre préfère rester discret jusqu'à l'été

L'ancien Premier ministre est le seul à être en capacité de battre Jordan Bardella au second tour de l'élection présidentielle, selon un sondage pour Ipsos BVA pour RTL. Mais il a en mémoire la trajectoire de son mentor, donné confortablement élu par les sondages en 2017.

Édouard Philippe au Havre le 28 janvier 2026

Crédit : Lou BENOIST / AFP

Édouard Philippe face à la malédiction Juppé : favori de la droite et du centre pour 2027, l'ancien Premier ministre préfère rester discret jusqu'à l'été

00:01:32

Thomas Despré

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, Édouard Philippe fait figure de grand favori pour représenter la droite et le centre, selon le dernier baromètre Ipsos BVA en partenariat avec Cési-École d'ingénieurs pour RTL. L'ancien Premier ministre est cité par 62% des sympathisants devant Bruno Retailleau et devant Gabriel Attal. Mais selon les informations de RTL, le maire du Havre ne compte pas changer sa stratégie et veut rester discret au moins jusqu'à l'été. 

À ceux qui le pressaient d'accélérer après son succès au Havre, Édouard Philippe a répondu non. Il ne présenta pas de grand meeting à Paris mi-avril, comme certains lui conseillaient, même si une salle avait été réservée. À la place, l'ancien Premier ministre va reprendre son Tour de France, dès la semaine prochaine, mais toujours loin des micros et des caméras. 

Édouard Philippe pense que les Français n'ont pas encore l'élection présidentielle en tête, argumente l'un de ses lieutenants. Hors de question donc de saturer l'espace. Pour preuve, les scores timides de son principal adversaire au centre, Gabriel Attal, qui pourtant multiplie les initiatives. 

Il y aura bien un meeting avant l'été, mais pas question là non plus de trop se dévoiler. Son programme massif, promis il y a des mois, pourrait encore attendre. De quoi faire bondir ce vieux compagnon : "Attention, les Français n'aiment pas beaucoup les planqués", alerte-t-il. Mais Édouard Philippe, lui, se souvient aussi des sondages qui, un an avant la présidentielle de 2017, donnaient son mentor Alain Juppé confortablement élu. Gérer son temps, c'est aussi, croit-il, une manière de conjurer le sort. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info