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"Des menaces de mort, de viol" : la députée Émilie Bonnivard dénonce une décision de justice "pas à la hauteur" après la libération d'un homme qu'elle accuse

La députée Émilie Bonnivard pointe du doigt un manque de formation des juges face à des affaires de violences sexuelles, expliquant que l'homme qui l'a menacée de viol et de mort a été relaxé par la justice.

La députée LR Emilie Bonnivard lors d'une prise de parole à l'Assemblée nationale en janvier 2023

Crédit : Ludovic MARIN / AFP

AFP - édité par Laurène Rocheteau

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Un besoin de former la justice. La députée LR Émilie Bonnivard a dénoncé vendredi 1er octobre à l'Assemblée nationale une décision du tribunal correctionnel de Chambéry dans un dossier où elle était victime, à l'occasion des débats sur la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Elle a ainsi expliqué avoir déposé plainte il y a un an contre un homme qui la menaçait, ainsi que d'autres collaboratrices, de viol et de mort. 

Ce homme "voulait me violer, me sodomiser et m'étrangler. Voilà. De même que mes collaboratrices. Et aujourd'hui, le tribunal a rendu son jugement, ce soir (...) ce monsieur a été relaxé de ce qu'il nous a fait à mes collaboratrices et à moi", a-t-elle déclaré dans l'hémicycle. "Pendant des mois, on a reçu des menaces de mort, de viol. J'ai même eu un bouton d'urgence de la préfète avec le gendarme qui faisait des tournées autour de ma permanence. Il a appelé en pleine nuit ma collaboratrice (...) en lui disant qu'il allait l'égorger", a-t-elle poursuivi, précisant sa volonté de faire appel. 

Elle dénonce une forme de "victimisation secondaire" engendrée par de telles décisions judiciaires : "Quand une décision de justice n'est pas à la hauteur, eh bien, c'est d'une violence incroyable. (...) Il faut vraiment, vraiment, vraiment, vraiment cette loi maintenant, et que nos juges soient formés, formés, formés, formés", a-t-elle conclu. 

La loi intégrale examinée par les députés

Selon Le Dauphiné, un homme de 62 ans a été condamné vendredi à trois ans de prison dont un avec sursis, après avoir "menacé de mort ou de viol le juge aux affaires familiales de Chambéry, une avocate, la déléguée du défenseur des droits, des médecins, ou encore la députée Émilie Bonnivard". 

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Le tribunal a en revanche "relaxé le prévenu d'une partie des faits, les infractions n'étant pas assez caractérisées", notamment s'agissant "des menaces concernant la députée", selon le quotidien régional. 

Les députés ont commencé jeudi l'examen de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, des débats au cours desquels s'est invitée à plusieurs reprises l'histoire personnelle douloureuse des élus. 

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