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Coupe du monde 2018 : le sport, un outil à double tranchant pour les politiques

La présentation du plan pauvreté a été reporté en raison de la Coupe du Monde en raison du Mondial. Une décision qui pourrait être mal comprise.

Emmanuel Macron tient un maillot de l'OM floqué à son nom
Emmanuel Macron tient un maillot de l'OM floqué à son nom
Crédit : BORIS HORVAT / AFP
Coupe du monde 2018 : le sport, un outil à double tranchant pour les politiques
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Le très attendu plan anti-pauvreté d'Emmanuel Macron a été reporté en septembre, Coupe du Monde oblige. Au-delà de cette décision qui a suscité l'ire de l'opposition, les événements sportifs sont souvent exploités par les hommes politiques. La réussite de l'équipe de France lors d'un Mondial de football constitue un "répit" pour le pouvoir, explique Olivier Mazerolle. "Le pays à la tête ailleurs, il oublie momentanément ce qui fâche et les ronchons anti-football finissent par tolérer la bonne humeur ambiante", explique l'éditorialiste.

Une euphorie collective fort utile, surtout lorsque le président de la République traverse une période délicate, comme c'est le cas en ce moment pour Emmanuel Macron. Mais encore faut-il faire bon usage de l’événement sportif. Et ce n'est pas le cas d'Agnès Buzyn, qui a justifié la non-présentation du plan anti-pauvreté par la volonté du président de se rendre en Russie pour assister la demie finale du Mondial. 

Revers de la médaille

"Elle a dit une grossièreté à l'égard de ceux qui attendent le plan pauvreté", estime Olivier Mazerolle. Et de poursuivre : "Laisser entendre que le président de la République préférerait soigner sa popularité en se montrant avec les Bleus plutôt que de s'adresser aux plus pauvres, c'est particulièrement calamiteux".

D'autant que les Bleus peuvent très bien sortir par la petite porte de la compétition. "L'élimination [face à l'Uruguay] sonnerait la fin du répit et un vrai revers de la médaille. Imaginez le président de la République qui projette en majesté à Versailles [qui] porterait le poids de l'humiliation d'une Nation éliminée", conclut Olivier Mazerolle.

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