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Contrats aidés : "C'est le dispositif le moins efficace", assure Pénicaud

REPLAY - LE GRAND JURY - La ministre du Travail a justifié la diminution des emplois aidés alors que seulement 26% des bénéficiaires retrouvent un emploi permanent par la suite.

Pénicaud
Pénicaud
CDI de chantier : "Vous avez tous les avantages du CDI", assure Muriel Pénicaud
52:59
Le Grand Jury du 03 septembre 2017
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Claire Gaveau
Claire Gaveau

La polémique enfle depuis plusieurs semaines. En annonçant la baisse du nombre de contrats aidés, le gouvernement s'est attiré les foudres de nombreuses collectivités et employés. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est revenue sur cette question qui ne permet de faire baisser le chômage "qu'artificiellement". "C'est un des usages historiques pour faire baisser le chômage, mais ce n'est pas le seul. Le fond du contrat aidé, c'est quoi ? C'est un contrat précaire, payé à 75% par l'État, censé être de la politique de l'emploi", détaille-t-elle en égratignant le précédent gouvernement qui a "consommé" 70% des contrats prévus pour 2017.

Cependant, la ministre du Travail remet en cause l'utilité de ces emplois alors que "seul 26% des personnes trouvent ensuite un emploi. C'est le dispositif le moins efficace de toutes les politiques de l'emploi", glisse-t-elle.

Il faut miser sur les jeunes, sur l'apprentissage

Muriel Pénicaud

Muriel Pénicaud assure dès lors que le gouvernement va "investir sur ce qui est efficace". En première ligne ? L'apprentissage. "La priorité c'est de mettre en place un dispositif qui permet aux jeunes de trouver un emploi (...) On va former un million de personnes dans les années qui viennent, dont 60.000 d'ici la fin de l'année", annonce-t-elle. Avant de poursuivre : "Il faut miser sur les jeunes, sur l'apprentissage".

Cette politique de l'emploi est jugée beaucoup plus efficace par le gouvernement actuel alors que le taux d'insertion derrière est estimé à 60 ou 70% par Muriel Pénicaud. Surtout que la ministre ne veut pas développer les "travailleurs pauvres" comme cela est le cas en Allemagne notamment. "Il faut être dans la réalité d’aujourd’hui (...) La volonté de la France, c'est de créer le plus possible d'emplois mais pas à n'importe quel prix et surtout en misant sur la formation, la compétence et la qualification". 

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