1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Comment Emmanuel Macron a "ubérisé" les syndicats
1 min de lecture

Comment Emmanuel Macron a "ubérisé" les syndicats

ÉDITO - Pour la première fois depuis un an, Emmanuel Macron reçoit ce mardi 17 juillet les représentants des cinq principaux syndicats de salariés et des trois organisations patronales à l'Élysée.

Emmanuel Macron à Rouen, le 5 avril 2018
Emmanuel Macron à Rouen, le 5 avril 2018
Crédit : CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP
Comment Emmanuel Macron a "ubérisé" les syndicats
04:13
Comment Emmanuel Macron a "ubérisé" les syndicats
04:13
Martial You & Loïc Farge

Ça y est, Emmanuel Macron considérerait enfin les syndicats ? C'est en tout cas ce qu'ils espèrent. Alors pas de "sommet social" ou de "grande conférence sociale", ça ferait "so 2012", "so François Hollande et le monde d'avant". Cette fois, ce sera une réunion avec uniquement les leaders syndicaux et le Président, en petit comité.

Mais le fait que ce soit la première fois en un an alors que les principales réformes du quinquennat jusqu'ici étaient sociales (Code du travail, réforme ferroviaire) et dans les tuyaux (retraites, assurance-chômage), ça en dit long sur le regard du chef de l'État vis-à-vis des partenaires sociaux. C'est simple : Emmanuel Macron a "ubérisé" les syndicats. Comme les partis politiques d'ailleurs.

Il considère que les corps intermédiaires font perdre du temps et coûtent beaucoup d'argent. Il préfère une politique qui rend des comptes directement aux citoyens. Les syndicats, eux, considèrent qu'ils servent de soupapes quand la cocote minute sociale bout (y compris en organisant des manifestations). Et ils pensent que leurs arbitrages maintiennent notre modèle social et notre démocratie.

Séance de calinothérapie

Donc ce mardi 17 juillet, c'est une séance de calinothérapie du chef de l'État. Les syndicats ont besoin qu'on leur dise qu'ils sont partie prenante des grandes réformes sociales à venir. Surtout la CFDT, qui s'était habituée à la co-gestion sociale sous François Hollande et qui en avait bénéficié en devenant le premier syndicat dans le privé. Quant aux colères de la CGT ou de FO, elles laissent l'Élysée de marbre.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Pour l'instant, "c'est 'En Marche !' ou crève", dit le nouveau leader de Force Ouvrière, Pascal Pavageau. D'autres leaders syndicaux, qui ont connu les précédents présidents, admettent en privé que "Nicolas Sarkozy était dur sur la forme mais conciliant sur le fond, alors qu'Emmanuel Macron est doux sur la forme mais inflexible sur le fond".

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/