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Commémorations : "À utiliser avec modération pour éviter la saturation", prévient Vanessa Schneider

REPLAY / BILLET - La journaliste revient sur ces moments préférés de nos présidents, de droite comme de gauche.

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Commémorations : "À utiliser avec modération pour éviter la saturation", prévient Vanessa Schneider Crédit Image : Cécile de Sèez / RTL.fr | Crédit Média : RTL | Date :
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Vanessa Schneider
Vanessa Schneider

Les commémorations sont-elles décidément indispensables à la vie politique française ? "C'est ce que semblent penser les chefs d'État, en tout cas", répond Vanessa Schneider, qui explique qu'il "ne se passe guère une semaine sans que le Président ne participe à une commémoration". Elle pense que le rythme va s'accélérer avec les anniversaires de la Seconde Guerre mondiale.

Rappelant que nos chef d'État raffolent de cet exercice, la journaliste note que les cérémonies sont organisées à l'avance "selon un protocole réglé au cordeau". Pas de risque d'improvisation ou de dérapage : "Tout est sous contrôle !"

Pour elle, ce type d'événement a aussi "l'immense avantage" d'éviter les questions qui fâchent des journalistes (chômage qui ne baisse pas ou impôts qui augmentent). Il permet aussi d'apparaître "sous un jour consensuel", le Président étant alors le représentant de la Nation.

Pas de risque d'improvisation ou de dérapage : tout est sous contrôle !

Vanessa Schneider
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Chacun a sacrifié à ce rituel républicain, avec chacun ses préférences. sous son quinquennat, Nicolas Sarkozy s'est rendu chaque année sur le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance. "Il s'était laissé convaincre de se représidentialiser en multipliant les déplacements dits mémoriels au Puy-en-Velay ou à Domrémy pour saluer les racines chrétiennes de la France", note Vanessa Schneider.

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"Pour être réussie, une commémoration ne doit pas apparaître comme une pure opération de politique", prévient-elle. Comme lorsque Nicolas Sarkozy avait annoncé la lecture obligatoire dans les lycées de la dernière lettre de Guy Môquet, le jeune militant communiste assassiné par les Allemands en 1941. Une proposition qui avait fait un flop.

Les commémorations servent aussi à raconter une histoire du pays et à transmettre des valeurs pour les jeunes générations. Elles sont plus rarement l'occasion de reconnaître certains faits (cf. le discours du Vel d'Hiv de Jacques Chirac en 1995).

"En ces temps où le vivre ensemble est malmené et où le racisme et l'antisémitisme progressent, il est utile de rappeler les drames ou les actes héroïques qui ont ponctué notre Histoire", juge la journaliste.

"Les lieux de mémoire (...) sont là pour mettre les consciences en éveil", a rappelé François Hollande à Izieu en début de semaine. "C'est vrai, à condition de commémorer avec modération et d'éviter la saturation", tempère la journaliste.

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