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"Comme l'a fait de Gaulle" : sur RTL, l'économiste Thomas Piketty propose "un référendum" pour créer un "impôt de la solidarité nationale comme en 1945"

Sur RTL, Thomas Piketty détaille sa proposition de faire un nouvel impôt de la solidarité nationale comme en 1945.

Thomas Piketty

Crédit : RTL

"Comme l'a fait de Gaulle" : sur RTL, l'économiste Thomas Piketty propose "un référendum" pour créer un "impôt de la solidarité nationale comme en 1945"

00:10:05

Marc-Olivier Fogiel & La rédaction numérique de RTL

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Il veut remettre le référendum au cœur des choix économiques pour la France. Invité de RTL, l'économiste Thomas Piketty est revenu sur sa proposition de créer un nouvel "impôt de solidarité nationale" pour taxer les plus riches, "comme l'a fait De Gaulle" en 1945. Ce dernier propose un référendum pour adopter cette mesure fiscale exceptionnelle et affronter la dette publique.

"Multiplier par 5 les 500 plus grandes fortunes, si le PIB avait été multiplié par 5, si le salaire moyen des Français avait été multiplié par 5, à la limite, pourquoi pas ? (...) Mais les salaires n'ont pas été multipliés par 5 sur cette période. Donc le problème, c'est le décalage", analyse l'économiste sur RTL. 

"La dette, il va falloir la payer"

L'économiste souhaite rappeler que "dans notre histoire, quand on a eu des niveaux d'endettement public comparables à celui-là, notamment après la Seconde Guerre mondiale, en 1945, le gouvernement provisoire du général De Gaulle a mis en place un impôt de solidarité nationale avec des taux d'imposition sur les plus hauts patrimoines privés de plusieurs dizaines de pourcents". 

En raison de la "gravité de la situation financière", Thomas Piketty a donc proposé "l'adoption par référendum d'un impôt de solidarité nationale proche de ce qui a été fait en 1945". Pourquoi encore un impôt ? Car "la dette, il va falloir la payer", rappelle l'économiste. "On peut la faire payer par les plus pauvres, par les classes moyennes, par les plus riches. (...) Tous ceux qui refusent de la faire payer par les plus riches, implicitement, ça veut dire qu'ils veulent la faire payer par les classes moyennes et les plus pauvres", dénonce-t-il. 

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Terminant : "Ils présentent ça comme une solution raisonnable. Mais en fait, ce n'est pas raisonnable du tout parce que les personnes qui manifestent dans la rue ne vont tout simplement pas accepter ça."

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