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Incendie du lycée Nelson Mandela de Nantes : deux élèves de 16 ans mis en examen

Deux élèves du lycée Mandela de Nantes ont été mis en examen après l'incendie de leur établissement survenu le 1ᵉʳ octobre dernier.

Le lycée Nelson Mandela de Nantes le 2 octobre 2026, au lendemain d'un incendie lors des mouvements lycéens.

Crédit : Sebastien Salom-Gomis / AFP

AFP & La rédaction numérique de RTL

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Deux mineurs de 16 ans soupçonnés d'avoir provoqué l'incendie partiel du lycée nantais Nelson-Mandela, où ils étaient scolarisés, ont été mis en examen ce vendredi 6 novembre. Les deux mineurs qui avaient été déférés la veille ont admis "une partie de la matérialité des faits", selon le procureur de la République de Nantes.

Le hall d'entrée de ce lycée avait été détruit par un incendie volontaire le 1ᵉʳ octobre, dans le cadre du mouvement lycéen assorti de blocages des établissements scolaires. Ce jour-là, aux environs de 7h00 du matin, "plusieurs jeunes cagoulés disposaient des poubelles et du matériel urbain devant la porte d'entrée du lycée, y mettaient le feu, certains d'entre eux avec des aérosols projetant des flammes", rappelle le procureur.

"Des tirs de mortiers étaient également effectués en direction de la porte du lycée, laquelle était totalement obstruée par un amoncellement de détritus", poursuit-il. Un incendie se propage à l'entrée, au toit, "brisant les vitres et dégradant les panneaux photovoltaïques, le réfectoire, ainsi que quelques chambres de l'internat", où se trouvent alors des élèves, poursuit le procureur. Certaines salles de classe ont également été détruites.

Les trois lycéens avaient été placés en garde à vue des chefs de "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions de biens lors de manifestations sur la voie publique", "destruction du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes lors de manifestations sur la voie publique" et "destruction/dégradation en bande organisée du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes".

Ce dernier fait, de nature criminelle, est passible d'une peine de 20 ans de réclusion, rappelle le parquet. Les travaux de remise en état du lycée ont été chiffrés à environ 4 millions d'euros, selon la Région, qui envisage une réouverture partielle le 16 novembre.

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