1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Claude Bartolone appelle au dialogue en vue de l'indépendance de la Nouvelle Calédonie
2 min de lecture

Claude Bartolone appelle au dialogue en vue de l'indépendance de la Nouvelle Calédonie

Le président de l'Assemblée nationale souhaite un débat sur le corps électoral du référendum d'autodétermination de l'ancien territoire d'outre-mer.

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) le 9 mars à la Courneuve (archive).
Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) le 9 mars à la Courneuve (archive).
Crédit : AFP / THOMAS SAMSON
Christophe Chafcouloff & AFP

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a proposé samedi 25 avril à l'occasion d'un déplacement en Nouvelle-Calédonie l'organisation d'une réunion des élus locaux ayant pour thème le sujet sensible du corps électoral concerné par le futur référendum d'autodétermination, prévu par l'accord de Nouméa.

"J'ai proposé qu'il puisse y avoir une réunion à Matignon (...) pour permettre de débloquer cette situation et permettre aux acteurs locaux de reprendre le chemin de l'échange", a déclaré à la presse M. Bartolone, en visite dans l'archipel du Pacifique.

Fracture autour de l'indépendance

Après des échanges avec les partis politiques calédoniens, il a précisé avoir "eu l'accord de tout le monde" sur place, ainsi que celui du Premier ministre Manuel Valls, auquel il a téléphoné. 
La question épineuse du corps électoral est la source de désaccords profonds en Nouvelle-Calédonie, où le climat politique est instable et marqué par de nets antagonismes au sein des deux grandes familles non-indépendantiste (droite) et indépendantiste.

Au coeur de la polémique, un projet de loi, adopté le 8 avril en conseil des ministres, qui prévoit l'inscription automatique sur la liste spéciale pour  le référendum, qui aura lieu au plus tard en 2018, uniquement des personnes de statut civil coutumier, dont ne relèvent que des Kanaks.  La droite souhaite quant à elle la même automaticité pour l'ensemble des natifs de Nouvelle-Calédonie, sous réserve d'une présence durable dans l'île.

La droite locale déplore une "marche forcée" vers l'indépendance

À lire aussi

Vent debout contre le gouvernement, deux formations affiliées à l'UMP, le Rassemblement-UMP et l'Union pour la Calédonie dans la France (UCF), dénoncent "la marche forcée vers l'indépendance par le trucage des listes électorales". Vendredi, à leur appel, quelque 8.000 personnes ont manifesté à Nouméa contre le gouvernement Valls.

M. Bartolone a souhaité que "les uns et les autres retrouvent confiance" et que les dirigeants calédoniens se mettent d'accord sur un amendement, avant l'examen du projet de loi au Sénat en juin, pour que l'automaticité de l'inscription des natifs de Nouvelle-Calédonie trouve une issue consensuelle.

"Il faut qu'on lève les arrière-pensées qui ont pu se greffer sur la question des listes électorales et elles seront levées", a déclaré M. Bartolone.  Egalement du voyage, Philippe Gosselin, député UMP et vice-président de la mission d'information sur la Nouvelle-Calédonie de l'Assemblée nationale, a dit  "souscrire à la démarche pragmatique" de M. Bartolone, se montrant en phase avec le gouvernement, à la différence des élus UMP locaux. En vertu de l'accord de Nouméa (1998), un processus de décolonisation progressive, assorti d'un référendum d'autodétermination, est en cours en Nouvelle-Calédonie. 

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/