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"C'est prendre des gens pour des imbéciles" : sur RTL, l'essayiste Nicolas Bouzou tacle les propositions de revenir à la retraite à 62 ans

Nicolas Bouzou, essayiste et économiste, décrypte les propositions des candidats à la présidentielle, au lendemain du premier débat organisé à l'université d'été du Medef.

Nicolas Bouzou, essayiste et économiste, le vendredi 28 août 2026 sur RTL

Crédit : RTL

Nicolas Bouzou est l'invité de Céline Landreau

00:08:19

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Juliette Vignaud & Céline Landreau

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Ils ont confronté leurs positions économiques. Les candidats déclarés à l'élection présidentielle ont débattu pour la première fois à l'occasion du premier débat de campagne organisé à l'université d'été du Medef, jeudi 27 août. Trois heures d'échanges où ils ont confronté leurs idées sur la dette, les salaires, la réindustrialisation, les retraites et l'écologie.

"Plusieurs candidats proposent de revenir en arrière sur la question des retraites, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, ou Marine Tondelier", liste Nicolas Bouzou, essayiste et économiste, au micro de RTL ce vendredi matin, "alors que cette année, notre système de retraites sera en déficit". Et d'alerter : "Si vous revenez en arrière, on accroît le déficit à partir d'une situation qui est déjà très détériorée."

Selon l'expert, faire évoluer l'âge de départ à la retraite en fonction de l'espérance de vie est une idée à explorer, à l'image de ce qui se fait chez certains de nos voisins européens. "Si on ne met pas en place ce type de mécanisme automatique, on s'astreint à faire une réforme des retraites tous les trois ou quatre ans", explique-t-il, évoquant un dispositif "astucieux".

Si l'âge légal était indexé sur l'espérance de vie, comme c'est le cas aux Pays-Bas, il pourrait être repoussé jusqu'à 68 ans dans l'Hexagone. "Personne ne le propose car personne n'est assez courageux, tacle l'économiste. Nos systèmes de retraite sont déjà en déséquilibre et la démographie va dans le sens du vieillissement. Faire croire qu'on va revenir à 62 ans ou rester à 63 ans, c'est un mensonge. C'est prendre les gens pour des imbéciles."

Fiscalité des successions

Sur le front des héritages, l'essayiste réfute le constat de Raphaël Glucksmann, favorable à une surtaxe des méga-héritages pour restaurer une "méritocratie". "Je ne laisserai pas dire que les héritages sont peu taxés en France, ce n'est pas vrai", tranche l'économiste, pointant le "barème progressif sur les successions". Il rappelle ainsi que la France se classe au troisième rang de l'OCDE pour la fiscalité sur les successions.

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"Ce n'est pas complètement illégitime de vouloir transmettre son patrimoine à ses enfants, soutient-il. Je ne pense pas que cela doive faire de ces concitoyens des parias de l'économie française." Et de marteler : "Vous prenez tous les impôts, tous les prélèvements : la France est au taquet quasiment sur tout, sauf la TVA." 

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