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Présidentielle 2027 : Mélenchon et Philippe s'affrontent sur la dette, Le Pen et Attal sur les salaires, Glucksmann mise sur l'écologie et Tondelier et Retailleau débattent sur les aides sociales

Pour la première fois dans ce début de campagne présidentielle, les sept principaux candidats ont débattu jeudi 27 août à l'occasion des rencontres organisées par le Medef. Avec une particularité et non des moindres : les présences de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.

Bruno Retailleau, Raphael Glucksmann, Marine Le Pen, Édouard Philippe, Jean-Luc Melenchon, Marine Tondelier et Gabriel Attal réunis par le Médef le 27 août à Roland-Garros

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

Marie-Pierre Haddad

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Les 4 infos à retenir
  • L'arène du tennis de Roland-Garros était occupée par les 7 principaux candidats à l'élection présidentielle dont Marine Le Pen, la dirigeante du Rassemblement national, actuelle favorite des sondages. Face à elle, se trouvait aussi le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, crédité d'une dynamique susceptible de le hisser au second tour.
  • Édouard Philippe a donné le ton de la journée en dégainant, dans un entretien à l'AFP, des propositions qui devraient séduire les patrons : la réduction à 12 mois (18 aujourd'hui) de l'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans ; "mettre fin à l'open bar des arrêts de travail" et garantir la pérennité du pacte Dutreil qui facilite la transmission des entreprises familiales.  
  • Cinq chefs d'entreprise ont interpellé les candidats autour d'autant de thèmes: la dette et les dépenses publiques ; la réindustrialisation ; le coût du travail ; les normes et la simplification ; la fiscalité. Les prétendants à l'Élysée pourront se répondre entre eux. 
  • Selon le dernier baromètre Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL, Marine Le Pen reste largement favorite à l'approche de l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon reste en deuxième position dans une majorité d'hypothèses.
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glucksmann : "taper du poing sur la table"

Raphaël Glucksmann estime que le prochain chef de l'État doit "aller à Bruxelles et taper du poing sur la table" afin de protéger davantage les entreprises contre les importations chinoises. Une "action extrêmement rapide et ferme", a-t-il vanté.

retailleau veut "lier l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie"

"Le courage, c'est de dire la vérité", dit Bruno Retailleau. "Le niveau de vie des Français est en-dessous du niveau de vie moyen des Européens", déclare-t-il. Le candidat LR s'adresse à Marine Le Pen : "Vous avez oublié de dire que l'on a un problème avec le taux d'emploi des seniors. La retraite, c'est un quart de la dépense publique". 

"J'assume qu'il y ait une réforme du régime par répartition avec un âge légal ou alors il faut mettre sur la table le taux des cotes", estime Bruno Retailleau qui souhaite lier l'âge de départ à la retraite à "l'espérance de vie"

Philippe à mélenchon : "ce que vous venez de dire est dangereux"

"La question de la dette est extrêmement sérieuse (...) Je pense que ce que vous venez de dire est dangereux", dit Édouard Philippe en s'adressant à Jean-Luc Mélenchon. "Brûler la dette", comme le propose le candidat insoumise mettrait "la France en interdit bancaire", selon le candidat Horizons. "La France elle a une parole, elle la tient et elle tient les engagements qu'elle a pris.

mélenchon : "Il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres"

Sur la dette, Jean-Luc Mélenchon estime qu'il faut "cesser de décrier notre état et la construction politco social de notre pays". "Il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres", estime-t-il. "Le total du déficit, c'est le total des cadeaux fiscaux", ajoute-t-il.

"L'activité économique dépend aussi de la température qu'il fait"

Marine Tondelier est la dernière candidate à s'exprimer. "Les Écologistes, aussi, veulent la liberté", lance-t-elle aux patrons présents. "L'écologie est la condition de la liberté (...) L'activité économique dépend aussi de la température qu'il fait", souligne-t-elle.

retailleau : "l'État prend les entreprises pour des vaches à lait"

Chaque candidat dispose de deux minutes d'introduction. Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, prend la parole en premier. "Le premier problème, ce n'est pas la concurrence (...) Ce n'est pas non plus les changements technologiques. Le premier problème, c'est l'État, bureaucratique et vorace. Il prend les entreprises pour des vaches à lait". 

Selon lui, l'État doit être "au service des entreprises". Il prône "la rupture" et vise directement une proposition de Jean-Luc Mélenchon, sans le nommer d'annuler une partie de la dette. "Il y en marre", a-t-il lâché.

JEAN-PIERRE Farandou "pas contre" une TVA SOCIALE

Coté gouvernement, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a déclaré au cours d'un débat organisé par le Medef ne pas être contre la TVA sociale, tout en mettant en garde contre les "marchands d'illusion" à ce sujet. 


"Est-ce qu'on est capable de baisser les cotisations ? Parce que si on y arrive, c'est formidable, mécaniquement, le salaire net va augmenter et on sait bien qu'on a un problème de pouvoir d'achat dans ce pays", a déclaré le ministre du Travail dans le cadre de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef. 

ce qu'il faut attendre de ce débat

Seule assurée d'être au second tour si le scrutin avait lieu maintenant, selon toutes les intentions de vote, Marine Le Pen n'entend "pas dévoiler de nouvelles propositions" mais plutôt exposer sa "vision de l'économie", selon son entourage. Elle devrait être confrontée à sa position sur les retraites. 


Jean-Luc Mélenchon devra probablement défendre sa proposition d'annuler une partie de la dette publique, très contestée à droite et dans le monde patronal. Les candidats de gauche devraient plus largement être appelés à préciser leurs projets d'imposition des plus riches face à un auditoire loin d'être conquis. 

Le débat offre une tribune de choix à Raphaël Glucksmann, candidat déclaré depuis dimanche mais qui doit d'abord passer par la primaire organisée avec le Parti socialiste en octobre, dont les autres participants n'ont pas été sélectionnés par le Medef. 

Gabriel Attal "n'a pas peur" d'une primaire

Présent lors du débat du Medef, Gabriel Attal a entrouvert la porte à une primaire. L'ancien Premier ministre "n'a pas peur" de participer à une primaire pour départager les candidats du bloc central, comme le réclament 200 élus locaux dans une tribune dans "Le Figaro". 


Il renvoie la balle à Édouard Philippe : "Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux, qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat naturel ou favori". 

Pendant ce temps...

Pendant que les candidats à l'élection présidentielle s'affrontent à Roland-Garros, un autre potentiel candidat, Sébastien Lecornu, est lui en déplacement à Mayotte. Le Premier ministre souhaite lancer "un choc" des mises en chantier pour accélérer la reconstruction de l'archipel, après le dévastateur cyclone Chido.

xavier bertrand confirme une nouvelle fois qu'il "sera" candidat

Le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand a assuré lors de l'université d'été du Medef qu'il serait bien candidat à la présidentielle. "Je le serai", a répondu Xavier Bertrand à la question "est-ce que vous serez candidat à la présidentielle ?", lors de l'université de rentrée du Medef. 


Dans les colonnes du "Figaro", il avait également assuré à ce moment-là que lorsqu'il se déclarerait officiellement "ce sera en candidat indépendant, je l'assume", son parti Les Républicains ayant déjà un candidat dans la course avec Bruno Retailleau.  

Le résumé de l'intervention de Xavier Bertrand devant le Medef à retrouver ici ⬇️ 

Édouard philippe dégaine ses propositions

Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle, a dit souhaiter, dans un entretien à l'AFP, abaisser à 12 mois la durée d'indemnisation du chômage pour les demandeurs d'emploi de moins de 50 ans, avant de débattre avec d'autres candidats jeudi devant le Medef. 


"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans. Les détails à lire ici ⬇️
                   

comment va se déroule le débat ?

À 16h45, les sept candidats répondront aux questions de cinq chefs d'entreprise sur les thèmes  de la dette et les dépenses publiques ; la réindustrialisation ; le coût du travail ; les normes et la simplification ; la fiscalité. 

l'appel de le pen aux patrons

Marine Le Pen a appellé les patrons à la juger sur ses "engagements", "pas sur ce que vous pouvez entendre de-ci, de-là". Quelques instants avant la tête d'affiche du RN, le candidat LFI Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel similaire en demandant aux chefs d'entreprise de ne pas "écouter les caricatures" concernant son programme économique notamment. "Ecoutez ce que nous disons vraiment, ce que nous proposons vraiment, parce que sinon on ne peut pas avoir un dialogue sérieux et respectueux", a-t-il lancé. 

C'est désormais la fin de ce direct, merci à tous de l'avoir suivi. Retrouvez toute l'actualité sur l'application RTL et RTL.fr...

Attal à le pen : "c'est sujet, verbe, immigration"

Gabriel Attal a attaqué le Rassemblement national, jugeant que "l'écran de fumée (Jordan) Bardella", aux positions réputées plus favorables aux entrepreneurs, était "définitivement tombé". 


"On en revient aux grands classiques de Madame Le Pen: c'est sujet, verbe, immigration" et sur l'économie, "on ne sait pas comment c'est financé" et "ça retombera toujours sur les entreprises", a ajouté le candidat Renaissance à l'élection présidentielle.

Glucksmann à attal : "Il y a une limite à l'arrogance"

Le candidat à la primaire socialiste ont dénoncé l'"impréparation" des gouvernements macronistes face aux canicules et aux incendies. S'en prenant d'abord au "culot" du candidat du parti Renaissance "sur l'économie avec 1.000 milliards de dettes en bilan", Raphaël Glucksmann a critiqué l'action des gouvernements d'Emmanuel Macron en matière d'adaptation au réchauffement. 

Retailleau veut "supprimer 100 normes stupides"

Le candidat LR a dénoncé l'accumulation de normes en France. Il souhaite en supprimer "100". Quand Marine Le Pen, elle, souhaite en supprimer "des centaines". "Il est urgent de les supprimer", a-t-elle lancé.

tondelier : un "prix de l'électricité soit compétitif et stable"

Sur la souveraineté, Marine Tondelier prône "le protectionnisme européen", l'extension du "mécanisme d'ajustement carbone aux frontières", et le fait de s'attaquer "aux coûts de l'énergie". Elle souhaite qu'un "prix de l'électricité soit compétitif et stable". 

mélenchon : "c'est l'assemblée des magiciens"

Sur les salaires et le travail, Jean-Luc Mélenchon renvoie l'assemblée à ses responsabiltés : "C'est l'assemblée des magiciens", a-t-il lancé. "Qui va payer vos promesses", leur a-t-il lancé en assurant qu'il fallait "augmenter les salaires" et le smic, sous les rires des personnes présentes à Roland-Garros. Il promet aussi de "désobéir" aux décisions européennes qui seraient "en contradiction" avec le vote des Français 

Attal veut "revenir sur les hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024"

Sur les charges salariales, Gabriel Attal propose d'aller "droit au brut". Le candidat Renaissance estime qu'il s'agit "de la grande priorité", en évoquant la classe moyenne qui voit année après année" le salaire net s'éloigner du salaire brut. Il souhaite veut "revenir sur les hausses du coût du travail qui sont intervenues depuis 2024".

glucksmann : "taper du poing sur la table"

Raphaël Glucksmann estime que le prochain chef de l'État doit "aller à Bruxelles et taper du poing sur la table" afin de protéger davantage les entreprises contre les importations chinoises. Une "action extrêmement rapide et ferme", a-t-il vanté.

Mélenchon à le pen : "qui va payer votre projet ?"

Jean-Luc Mélenchon s'adresse à Marine Le Pen : "Qui va payer votre projet ?", lui lance-t-il. Toujours sur la réindustrialisation, le candidat insoumis a annoncé vouloir "créer une filière du CAP à la licence professionnelle" pour l'emploi qualifié des jeunes. 

"On a fait des trains, des avions, qu'est-ce qu'on veut faire maintenant ? Je pense qu’on peut reconstituer une industrie textile, avoir une filière bois, avoir une locomotive si nous faisons l’avion spatial", a-t-il ajouté

retailleau veut "lier l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie"

"Le courage, c'est de dire la vérité", dit Bruno Retailleau. "Le niveau de vie des Français est en-dessous du niveau de vie moyen des Européens", déclare-t-il. Le candidat LR s'adresse à Marine Le Pen : "Vous avez oublié de dire que l'on a un problème avec le taux d'emploi des seniors. La retraite, c'est un quart de la dépense publique". 

"J'assume qu'il y ait une réforme du régime par répartition avec un âge légal ou alors il faut mettre sur la table le taux des cotes", estime Bruno Retailleau qui souhaite lier l'âge de départ à la retraite à "l'espérance de vie"

tondelier "très choquée" par les propos de le pen

Marine Tondelier se dit "très choquée" par les propos de Marine Le Pen. La candidat écologiste reprend les arguments de la candidate RN et estime "que le système s'écroule". "Les dépenses sociales sont importantes", lance-t-elle. 

Sur la retraite, "j'abroge la réforme et je sais pourquoi", cette loi est "passée de façon illégitime", estime Marine Tondelier. "Justice sociale et justice fiscale", ajoute-t-elle.

Attal : rétablir la réforme des retraites

Toujours sur la réforme des retraites, Gabriel Attal rappelle qu'il était contre sa suspension. "Elle reprendra son calendrier", s'il est élu ajoute-t-il. "Mais il va falloir qu'on assume de changer son système de retraite", plaide-il. 

glucksmann : "il faut abroger la réforme des retraites"

Raphaël Glucksmann a dénoncé les propositions faites par Marine Le Pen sur le déficit en critiquant notamment sa volonté de réduire l'immigration et sa participation au sein de l'Union européenne. le candidat à la primaire PS propose d'"abroger la réforme des retraites" en mettant davantage au coeur de la loi "la pénibilité". 

Le peN : renforcer l'emploi des jeunes, sa "première préoccupation"

Concernant les retraites, Marine Le Pen estime que le taux d'emploi des jeune est "trop bas". "C'est ma première préoccupation", ajoute-t-elle. "Tout ceux qui ont commencé à avoir un emploi avant 20 ans, pourront partir à 60 ans", lance-t-elle.

Le pen : "l'État doit baisser son train de vie"

"Le premier qui doit faire un effort, c'est l'État et il doit baisser drastiquement son train de vie", lance Marine Le Pen. La candidate du RN à la présidentielle a annoncé qu'elle présenterait un plan d'économies de 125 milliards d'euros "avant le débat budgétaire" qui débutera lorsque le projet de loi de finances sera déposé fin septembre ou début octobre.  

Philippe : "Nous allons devoir travailler plus longtemps"

"Nous allons devoir travailler plus longtemps, plus pour ceux qui le peuvent et nous devons prendre en compte la dureté du travail", assure Édouard Philippe

Philippe à mélenchon : "ce que vous venez de dire est dangereux"

"La question de la dette est extrêmement sérieuse (...) Je pense que ce que vous venez de dire est dangereux", dit Édouard Philippe en s'adressant à Jean-Luc Mélenchon. "Brûler la dette", comme le propose le candidat insoumise mettrait "la France en interdit bancaire", selon le candidat Horizons. "La France elle a une parole, elle la tient et elle tient les engagements qu'elle a pris.

mélenchon : "Il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres"

Sur la dette, Jean-Luc Mélenchon estime qu'il faut "cesser de décrier notre état et la construction politco social de notre pays". "Il faut cesser de dire que l'État jetterait l'argent par les fenêtres", estime-t-il. "Le total du déficit, c'est le total des cadeaux fiscaux", ajoute-t-il.

"L'activité économique dépend aussi de la température qu'il fait"

Marine Tondelier est la dernière candidate à s'exprimer. "Les Écologistes, aussi, veulent la liberté", lance-t-elle aux patrons présents. "L'écologie est la condition de la liberté (...) L'activité économique dépend aussi de la température qu'il fait", souligne-t-elle.

Attal demande des excuses à mélenchon

Gabriel Attal estime qu'il faut "reconnaître qu'il y a eu des échecs" : "la fin de la politique de l'offre", "le logement et le bâtiment ont pâti de mauvaises décisions qui ont été prises ces dernières années". "J'ai confiance pour l'avenir", lance-t-il. Gabriel Attal attaque Jean-Luc Mélenchon en estimant que le candidat LFI aurait dû "présenter ses excuses" aux entrepreneurs qui ont été qualifiés de "nuisibles" par Mathilde Panot.

Mélenchon : le "choc" du "changement climatique"

Jean-Luc Mélenchon débute son introduction. Le candidat insoumis évoque des "chocs" à venir : "le changement climatique", "la menace d'une crise financière qu'elle vienne de la bulle numérique ou de la dette", "la bascule vers l'Asie chinoise", "J'offre un nouveau cadre d'action : je crois à l'État et à la planification écologique", explique-t-il en estimant aussi qu'il faut "que l'argent circule". 

Le Pen : "Notre pays a une identité économique"

Marine Le Pen s'exprime. "On est pas là pour faire un débat sur comment reproduire les erreurs d'hier en les appelant par un autre nom", dit-elle. Une pique à peine masquée à destination des deux anciens Premiers ministres d'Emmanuel Macron, Édouard Philippe et Gabriel Attal. "Notre pays a une identité économique. Ce n'est pas un gros mot", lance-t-elle.

Philippe : "créer la richesse nécessaire à ce pays"

Au tour d'Édouard Philippe de prendre la parole. "Je suis sûr que nous pouvons collectivement créer la richesse nécessaire à ce pays", estime le candidat Horizons. Il mise sur "trois conditions" : "des comptes en ordre, non pas en augmentant les impôts mais en acceptant collectivement de travailler plus", "laisser les entreprises créer de la richesse" et "une grande politique d'infrastructures".

Glucksmann : "un nouveau cadre patriotique"

Pour Raphaël Glucksmann, "le courage" est "ce qu'il manque aux dirigeants français et européens". "Je suis venu vous proposer un nouveau cadre patriotique" qui sera axé sur "la révolution écologique", le fait de "bâtir une société de travailleurs et non pas de rentiers ou d'héritiers" et d'"embrasser la révolution technologie". "Ce que je vous dis, je vais le faire !", a-t-il lancé.

retailleau : "l'État prend les entreprises pour des vaches à lait"

Chaque candidat dispose de deux minutes d'introduction. Bruno Retailleau, candidat Les Républicains, prend la parole en premier. "Le premier problème, ce n'est pas la concurrence (...) Ce n'est pas non plus les changements technologiques. Le premier problème, c'est l'État, bureaucratique et vorace. Il prend les entreprises pour des vaches à lait". 

Selon lui, l'État doit être "au service des entreprises". Il prône "la rupture" et vise directement une proposition de Jean-Luc Mélenchon, sans le nommer d'annuler une partie de la dette. "Il y en marre", a-t-il lâché.

les thèmes du débat

Dette, emploi, salaires, réindustrialisation, normes... Voici le menu des échanges qui vont être rythmés par les réponses des 7 candidats. 

"soutenir, accélérer et développer la croissance"

Le président du Medef Patrick Martin prend la parole. "Il s'agit du premier débat de l'élection présidentielle", lance-t-il. "Nous savons tous que les entreprises et l'économie doivent occuper toute leur place et doivent la retrouver". Ce qui nous intéresse c'est de savoir ce que les candidats vont proposer pour soutenir, accélérer et développer la croissance", a-t-il indiqué.

les 7 candidats sont arrivés sur le court de Roland-Garros

Le débat s'apprête à commencer. Les 7 principaux candidats ont pris place sur leurs chaises. Ces places ont été tirés au sort avant le début de l'émission.

M-5 : le premier débat de la campagne présidentielle va débuter

Taxer les "méga-héritages" pour augmenter les salaires ? L'avertissement de François Lenglet sur la taxe Glucksmann

La part de l’héritage dans le patrimoine des Français ne cesse de progresser, au point de figer davantage l’ascenseur social. Face à ce constat, Raphaël Glucksmann propose de taxer les plus grosses successions, une réponse que François Lenglet juge discutable au regard des enjeux de croissance, d’investissement et d’éducation. Un édito à lire ici ⬇️

JEAN-PIERRE Farandou "pas contre" une TVA SOCIALE

Coté gouvernement, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a déclaré au cours d'un débat organisé par le Medef ne pas être contre la TVA sociale, tout en mettant en garde contre les "marchands d'illusion" à ce sujet. 


"Est-ce qu'on est capable de baisser les cotisations ? Parce que si on y arrive, c'est formidable, mécaniquement, le salaire net va augmenter et on sait bien qu'on a un problème de pouvoir d'achat dans ce pays", a déclaré le ministre du Travail dans le cadre de la Rencontre des entrepreneurs de France du Medef. 

ce qu'il faut attendre de ce débat

Seule assurée d'être au second tour si le scrutin avait lieu maintenant, selon toutes les intentions de vote, Marine Le Pen n'entend "pas dévoiler de nouvelles propositions" mais plutôt exposer sa "vision de l'économie", selon son entourage. Elle devrait être confrontée à sa position sur les retraites. 


Jean-Luc Mélenchon devra probablement défendre sa proposition d'annuler une partie de la dette publique, très contestée à droite et dans le monde patronal. Les candidats de gauche devraient plus largement être appelés à préciser leurs projets d'imposition des plus riches face à un auditoire loin d'être conquis. 

Le débat offre une tribune de choix à Raphaël Glucksmann, candidat déclaré depuis dimanche mais qui doit d'abord passer par la primaire organisée avec le Parti socialiste en octobre, dont les autres participants n'ont pas été sélectionnés par le Medef. 

Gabriel Attal "n'a pas peur" d'une primaire

Présent lors du débat du Medef, Gabriel Attal a entrouvert la porte à une primaire. L'ancien Premier ministre "n'a pas peur" de participer à une primaire pour départager les candidats du bloc central, comme le réclament 200 élus locaux dans une tribune dans "Le Figaro". 


Il renvoie la balle à Édouard Philippe : "Si vous avez plusieurs centaines d'élus locaux, qui demandent une primaire, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas de candidat naturel ou favori". 

Pendant ce temps...

Pendant que les candidats à l'élection présidentielle s'affrontent à Roland-Garros, un autre potentiel candidat, Sébastien Lecornu, est lui en déplacement à Mayotte. Le Premier ministre souhaite lancer "un choc" des mises en chantier pour accélérer la reconstruction de l'archipel, après le dévastateur cyclone Chido.

xavier bertrand confirme une nouvelle fois qu'il "sera" candidat

Le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand a assuré lors de l'université d'été du Medef qu'il serait bien candidat à la présidentielle. "Je le serai", a répondu Xavier Bertrand à la question "est-ce que vous serez candidat à la présidentielle ?", lors de l'université de rentrée du Medef. 


Dans les colonnes du "Figaro", il avait également assuré à ce moment-là que lorsqu'il se déclarerait officiellement "ce sera en candidat indépendant, je l'assume", son parti Les Républicains ayant déjà un candidat dans la course avec Bruno Retailleau.  

Le résumé de l'intervention de Xavier Bertrand devant le Medef à retrouver ici ⬇️ 

Édouard philippe dégaine ses propositions

Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle, a dit souhaiter, dans un entretien à l'AFP, abaisser à 12 mois la durée d'indemnisation du chômage pour les demandeurs d'emploi de moins de 50 ans, avant de débattre avec d'autres candidats jeudi devant le Medef. 


"Sur l'assurance chômage, ma direction c'est de faire comme l'Allemagne. Douze mois d'indemnisation maximum pour les moins de 50 ans", a déclaré l'ancien Premier ministre. La durée maximale d'indemnisation est actuellement de 18 mois pour les moins de 55 ans. Les détails à lire ici ⬇️
                   

comment va se déroule le débat ?

À 16h45, les sept candidats répondront aux questions de cinq chefs d'entreprise sur les thèmes  de la dette et les dépenses publiques ; la réindustrialisation ; le coût du travail ; les normes et la simplification ; la fiscalité. 

le premier débat qui oppose les 7 principaux candidats à la présidentielle

Bienvenue dans ce live consacré au premier débat de l'élection présidentielle qui opposera les 7 principaux candidats répondront aux questions de cinq chefs d'entreprise. Ils seront interpellés sur les sujets de la dette et les dépenses publiques ; la réindustrialisation ; le coût du travail ; les normes et la simplification ; la fiscalité. 

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