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Blocage des lycées : sur RTL, le patron du PS Olivier Faure constate un "mouvement récupéré et dévoyé par des casseurs"

Invité de RTL ce vendredi 2 octobre, Olivier Faure a regretté que les violences en marge des blocages de lycées éclipsent, selon lui, les demandes portées par les élèves. Le premier secrétaire du PS plaide pour davantage de moyens et des classes moins chargées.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, candidat à la primaire PS-Place publique, dans RTL Matin le 2 octobre 2026.

Crédit : RTL

Blocage des lycées : sur RTL, le patron du PS Olivier Faure constate un "mouvement récupéré et dévoyé par des casseurs"

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Blocage des lycées : sur RTL, le patron du PS Olivier Faure constate un "mouvement récupéré et dévoyé par des casseurs"

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Céline Landreau & Jérémy Descours

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Au lendemain d'une journée de mobilisation lycéenne marquée par de nombreux débordements, Olivier Faure déplore un mouvement, selon lui, "récupéré par des casseurs" et "dévoyé". 

Invité de RTL ce vendredi 2 octobre, le premier secrétaire du Parti socialiste estime que les violences ont éclipsé les revendications des élèves. "Ce que j'observe, c'est que leur mouvement a été en réalité récupéré par des casseurs, par des gens qui finalement n'avaient rien à faire là et qui ont dévoyé ce mouvement". Et d'ajouter : "Aujourd'hui, on parle plus de ce lycée qui a brûlé à Nantes, de ces exactions qui malheureusement ont été constatées tout au long de la journée". 

Olivier Faure dit pourtant avoir entendu des "revendications précises". "Les lycéens que j'ai vus ont des revendications qui sont des revendications précises", explique-t-il, évoquant "ce qu'ils ont aujourd'hui à subir alors même qu'ils ont un droit à l'avenir". 

"Nous avons besoin de mettre le paquet"

Le député de Seine-et-Marne refuse en revanche d'appeler les lycéens à poursuivre la mobilisation. "Ce n'est pas le rôle des politiques. Le rôle des politiques, c'est de donner des réponses, pas d'organiser le mouvement social qui appartient là au monde syndical", insiste-t-il au micro de RTL. 

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Sur le fond, Olivier Faure plaide pour davantage de moyens dans l'éducation. "On va vivre ce qu'on appelle une déprise démographique dans les dix prochaines années. On a 1 700 000 élèves en moins d'ici 2035", souligne-t-il. Selon lui, c'est "une opportunité extraordinaire" pour réduire les effectifs par classe. Le but est, pour le candidat à la primaire du PS-Place publique, de ne "pas baisser le nombre d'enseignants et d'encadrants, mais au contraire, d'utiliser ce moment pour faire en sorte que les classes soient des classes qui comptent 19 élèves maximum par classe".

"Quand vous avez une classe avec plus de 30 élèves, avec des niveaux qui sont parfois très différents, c'est très difficile pour un enseignant d'y arriver", insiste-t-il avant de poursuivre : "Nous avons besoin de mettre le paquet parce qu'on ne peut pas sacrifier l'avenir au présent. Je crois au contraire qu'il faut arriver à maintenir des effectifs pour qu'il y ait moins d'élèves par classe et que tous les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions."

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