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Anne Hidalgo refuse d'alléger la présence militaire à Paris

LE GRAND JURY - Anne Hidalgo, maire de Paris, s'est longuement expliquée sur la question de la sécurité à Paris dans le "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" dimanche 24 janvier, après une année 2015 marquée par les deux attaques terroristes dans la capitale.

Anne Hidalgo était l'invitée du Grand Jury
Anne Hidalgo était l'invitée du Grand Jury
Crédit : RTL / Romain Boé / SIPA PRESS
Le Grand Jury du 24 janvier avec Anne Hidalgo, maire de Paris - 1ère partie
26:39
Le Grand Jury du 24 janvier avec Anne Hidalgo, maire de Paris - 2ème partie
26:44
Le Grand Jury du 24 janvier 2016 avec Anne Hidalgo
53:29
James Abbott
James Abbott

La maire de Paris, Anne Hidalgo, est revenue sur les questions de sécurité dans le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI dimanche 24 janvier. La capitale ayant été lourdement touchée en 2015 après les attaques terroristes de janvier et de novembre, la maire affirme que sa ville reste "belle et attractive" même si tout le monde est "encore sous le choc", selon elle. "On a perdu beaucoup des nôtres mais les Parisiens sont debout, ils l'ont montré après les attentats", souligne-t-elle.

Néanmoins la fréquentation touristique a baissé "de l'ordre de 25 à 30 %" selon les quartiers. Anne Hidalgo demande que l'État "maintienne le plan Sentinelle", qui prévoit une présence militaire sur l'ensemble territoire. La maire de Paris veut même que cette présence soit "encore plus visible". "Je ne veux pas qu'il y ait d’allègement tant qu'il n'y a pas d'autres solutions", explique-t-elle.

Je suis favorable à la prolongation de l'état d'urgence

Anne Hidalgo

Anne Hidalgo ne demande en revanche pas un renforcement de la surveillance vidéo, estimant que la capitale est assez "bien dotée" à ce niveau-là. Toutefois, elle explique que la préfecture de police lui a demandé de renforcer le dispositif pour les villes avoisinant Paris.

Favorable à la prolongation de l'état d'urgence, contre la police municipale

Se disant "favorable" à la prolongation de l'état d'urgence pour trois mois, la maire de Paris n'est pas d'accord avec Manuel Valls qui expliquait dans une interview traduite hasardeusement par la BBC que l'état d'urgence doit être maintenu jusqu'à ce que Daesh soit vaincu. "En démocratie, il faut des formules plus précises, personne ne donne un blanc-seing en matière d'état d'urgence", dit-elle.

Je veux décharger la police nationale (...) des troubles du voisinage, des problèmes de bruit, la circulation

Anne Hidalgo
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Pour que la police nationale puisse se concentrer sur les questions de sécurité des Parisiens, Anne Hidalgo voudrait alléger leurs compétences. "Je veux décharger la police nationale de ce qui peut être pris en charge par des 'équipes de tranquillité', par exemple les troubles de voisinage, les problèmes de bruit, la circulation... Des pouvoirs qui sont en général dévolus aux maires, et qui pour des raisons d'histoire de la ville étaient centralisés. Je veux récupérer des pouvoirs qui faciliteront la vie de tout le monde. Ce sera plus efficace pour le Parisiens".

Même si cela y ressemble, elle refuse mordicus le terme de "police municipale", se disant "contre" la création d'une nouvelle police qui aurait un "lourd coût" pour les Parisiens. "Je pense que faire une police municipale à Paris, c’est rentrer dans des coûts extrêmes, estime-t-elle. Et c'est aussi introduire potentiellement des guerres de police dont personne n'a envie car on doit se mobiliser de façon unie."

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