2 min de lecture Jean-François Copé

Affaire Sarkozy : Copé "profondément troublé"

Le président de l'UMP comprend "l'émotion exprimée par les avocats" après la révélation d'écoutes judiciaires visant Nicolas Sarkozy.

Jean-François Copé, le 5 mars 2014, à Strasbourg. (archives)
Jean-François Copé, le 5 mars 2014, à Strasbourg. (archives) Crédit : FREDERICK FLORIN / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le président de l'UMP Jean-François Copé s'est dit lundi 10 mars soir "profondément troublé" par la révélation d'écoutes judiciaires visant l'ancien président Nicolas Sarkozy et son avocat Me Thierry Herzog, refusant toutefois de parler d'"instrumentalisation" de la justice par l'exécutif. "L'émotion exprimée par les avocats est considérable et on le comprend", a-t-il dit au 20 heures de France 2.
Selon lui, "Nicolas Sarkozy, ancien président de la République, écouté ainsi que son avocat pendant plus d'un an, ça peut vouloir dire que n'importe quel Français peut être écouté et son avocat aussi". "Normalement, ça devrait être une procédure exceptionnelle, on peut l'utiliser contre le terrorisme, le trafic de drogue lourd, on n'est pas du tout dans cela, c'est ça qui provoque un trouble", selon cet avocat de profession.


Pour vous, il y a instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique ? "Je ne sais pas si on peut parler d'instrumentalisation, mais je peux dire en tout cas que nous sommes, les uns et les autres, profondément troublés par ce à quoi nous assistons", a répondu Copé. Avec le leitmotiv "Françaises, Français, ne soyez pas dupes", le numéro un de l'UMP a établi un lien entre les révélations récentes concernant le camp de l'ancien président (dont l'affaire Bygmalion révélée par Le Point qui met en cause Copé lui-même) et les élections municipales des 23 et 30 mars, occasion selon lui de sanctionner les "erreurs majeures" du gouvernement.

Le Point taclé

"Ce n'est pas parce que l'UMP a fait l'objet d'une attaque en piqué très violente de la part d'un hebdomadaire sans discernement que, pour autant, on va se laisser impressionner", a affirmé le député-maire de Meaux. "Il y a derrière tout cela, on l'a bien compris, la volonté de certains de rééquilibrer les choses parce que la gauche est tellement mal, elle est tellement en désarroi par rapport à son échec vis-à-vis des Français que tout est bon pour essayer de rééquilibrer à deux semaines des élections".


Sur la transparence des finances de l'UMP sur laquelle l'enquête du Point du 27 février a jeté le doute, Copé a réaffirmé, comme le 3 mars, qu'elle devait s'appliquer "en même temps pour le PS et le Front national". Deux partis "que je trouve étonnamment discrets sur cette question", a-t-il ajouté.

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