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Accord commercial entre l'Union européenne et le Canada : "Les appellations d'origine protégée sont laminées", s'offusque José Bové

INVITÉ RTL - D'après l'altermondialiste, sur les 50 appellations laitières françaises, seules 28 seraient protégées par le Ceta.

José Bové
José Bové
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Accord commercial entre l'Union européenne et le Canada : "Les appellations d'origine protégée sont laminées", s'offusque José Bové
06:02
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

Après le Tafta, le traité de libre-échange transatlantique, un autre accord crée la polémique cette année. Son nom : le Ceta, un accord commercial entre l'Union européenne et le Canada. Inquiet pour l'avenir des appellations de produits protégés français, José Bové monte au créneau au micro de RTL. "Au delà de la possibilité pour le Canada d'exporter vers l'Europe 50.000 tonnes de viande bovine et 75.000 tonnes de viande porcine, les appellations d'origine protégée se retrouvent complètement laminées dans cet accord. Il y a 1.500 appellations géographiques au niveau européen et seules 175 vont être protégées dans cet accord. Au Canada, on pourra imiter l'ensemble des appellations qui ne sont pas citées dans l'accord."

À en croire l'ancien candidat à la présidentielle, le fromage français serait particulièrement menacé. "Sur les 50 appellations laitières françaises, il y en a que 28 de protégées. On se retrouve avec des appellations aussi prestigieuses que le fromage ossau-Iraty du Pays basque, le brocciu corse, les fromages de chèvre, le rocamadour, qui ne seront pas protégés. Au Canada, n'importe quel industriel pourra utiliser les noms de ces appellations et faire des imitations." 

Une signature de l'accord en octobre 2016 ?

Cet accord, négocié pendant plusieurs années entre la Commission européenne et le Canada, "n'attend plus que la signature des gouvernements européens. Ça devrait intervenir au mois d'octobre", selon José Bové, qui conclut : "Les producteurs auront deux mois pour attaquer pour "discriminations entre les producteurs" devant la Cour européenne de justice pour casser l'accord."

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