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Vague de chaleur : à partir de quelle température un salarié peut-il refuser de travailler ?

Le Code du travail ne fixe pas de seuil maximal, mais le droit de retrait peut s’appliquer en cas de danger grave et imminent pour la santé ou la sécurité.

Illustration d'un épisode de forte chaleur, aux États-Unis.

Crédit : Patrick T. Fallon / AFP

Athénaïs Cornette de Saint Cyr

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La chaleur va encore monter en France en début de semaine. De nombreuses personnes devront continuer à travailler malgré des températures parfois difficiles à supporter. Mais un salarié peut-il refuser de travailler en cas de canicule ? 

Le Code du travail ne fixe aucune température maximale au-delà de laquelle il serait interdit de travailler. En principe, un salarié doit donc se rendre sur son lieu de travail, même lors d'un épisode de fortes chaleurs. Il existe toutefois un droit de retrait. Celui-ci peut être utilisé lorsqu’un salarié estime, de façon raisonnable, que ses conditions de travail représentent un danger grave et imminent pour sa santé ou sa sécurité. Dans cette situation, il doit prévenir immédiatement son employeur avant de se retirer.

Lorsque ce droit est exercé, l’employeur ne peut ni sanctionner le salarié ni réduire son salaire. Mais dans les faits, la notion de danger grave et imminent reste parfois floue, ce qui peut décourager certains travailleurs d’y avoir recours.

Des obligations pour les employeurs

Les employeurs ont également des obligations pendant les périodes de fortes chaleurs, comme l'indique le site officiel du gouvernement. Depuis l’entrée en vigueur d’un décret le 1er juillet 2025, ils doivent mettre à disposition un espace de repos frais et ombragé, en particulier pour les personnes travaillant à l’extérieur. Ils sont aussi tenus " de mettre en œuvre de procédés de travail ne nécessitant pas d'exposition à la chaleur ou nécessitant une exposition moindre". Les vêtements et équipements professionnels doivent être adaptés afin "de maintenir une température corporelle stable".

Enfin, l’accès à de l’eau potable fraîche est obligatoire. Lorsqu’aucun point d’eau n’est disponible sur le lieu de travail, l’employeur doit fournir au minimum trois litres d’eau par salarié et par jour.

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