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L'Everest victime de son succès : records d'ascensions et pollution au sommet du monde

Le 2 juin est la journée du tourisme responsable. Un sujet qui concerne même le toit du monde.

L'Everest connait des embouteillages

Crédit : Handout / Project Possible / AFP

Marina Giraudeau & AFP

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Des alpinistes à la queue leu leu, attendant leur tour pour atteindre le sommet. Voilà ce que l'on a pu voir en mai tout en haut de l'Everest au Népal à 8.848 mètres. Le printemps est l'une des deux saisons idéales (avec l'automne) pour le grimper. Et cette année, les alpinistes s'en sont donné à coeur joie. 
A tel point que les records pleuvent depuis que la saison est ouverte le 13 mai. Jeudi 28 mai, un alpiniste américain Tyler Andrewsa a battu le record de l'ascension la plus rapide en parcourant en 9 heures et 55 minutes la voie qui mène du camp de base (5.364 m) au sommet, selon son équipe. Il bat de près d'une heure le précédent record qui datait de 2003.

Le 21 mai, record du nombre d’ascensions effectuées en une seule journée : il y en a eu 275. Le 24 mai, un grimpeur népalais surnommé l'"Homme de l'Everest", Kami Rita Sherpa, a gravi le mont Everest pour la 32e fois, battant son propre record.

Internet accessible de plus en plus haut

Pourquoi un tel engouement ? Déjà les conditions météo sont favorables : du soleil et des températures clémentes. Il y a les progrès techniques et logistiques, le matériel, les équipements qui sont de plus en plus efficaces et légers. Et l’accès à internet est de plus en plus haut permettant d'avoir les infos météo les plus récentes. En fait, les conditions sont plus sûres pour arriver au sommet.

Et surtout, pour les étrangers, il faut une autorisation pour grimper (avec certificat médical, preuves d’expériences en montagne et assurance). Ce printemps les autorités népalaises ont délivré un nombre record de permis : déjà 494. Mais il faut multiplier par deux ce nombre si l’on compte les locaux qui les accompagnent qui eux n’ont pas besoin d’autorisation. Le millier de grimpeurs devrait être atteint en ce début de saison. 

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Forcément, autant de monde, ça fait des dégâts car tous ces grimpeurs mangent, boivent et se soulagent. Certains endroits sont devenus de véritables décharges à ciel ouvert, avec des bouteilles d’oxygène abandonnées, de l’équipement, des emballages de nourriture et des excréments.

Un alpiniste doit rapporter 2 kg de déchets

Devant l’ampleur du phénomène, depuis cette année, chaque alpiniste a l’obligation de rapporter 2 kg de déchets avec lui, et c’est minimum 8 kg par expédition. Il y a aussi une organisation qui surveille et fait des opérations de nettoyage.

Mais cela n’empêche pas les autorités de délivrer quand même de nombreux permis, sachant que celui-ci coute 15.000 dollars, soient environ 13.000 euros, il y a aussi un intérêt financier.

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