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Climat : pourquoi on a l'impression que les discussions n'avancent pas

Emmanuel Macron se rend ce mercredi 15 novembre à Bonn en Allemagne pour assister à la COP23. Cela fait des années que les pays négocient sur le climat. Les promesses tardent à entrer en vigueur.

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Climat : malgré les discussions, on a l'impression que ça n'avance pas Crédit Image : AFP / PATRIK STOLLARZ | Crédit Média : Virginie Garin | Durée : | Date : La page de l'émission
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Virginie Garin et Loïc Farge

Tout cela est d'une lenteur effroyable et parfois un peu désespérant. Laurent Fabius lui-même, qui a fait signer l'accord à Paris en décembre 2015, était mardi 14 novembre au bord de la déprime quand il a vu que les émissions mondiales de gaz à effet de serre augmentaient à nouveau, alors qu'elles devraient se stabiliser.

Après, ce sont des négociations sous l'égide des Nations-Unies. Mettre 200 pays d'accord, c'est toujours long. À Paris, il y a deux ans, les États ont promis d'agir. Mais cet accord ne doit entrer en vigueur qu'en 2020.

D'ici là, il faut s'entendre sur les règles, quantifier précisément les promesses de chaque État. Quand l'Europe dit qu'elle va baisser de 40% ses émissions d'ici à 2030, il faut qu'elle explique par quels moyens concrets. Quand la Chine promet de les réduire à partir de 2030, il va falloir des outils pour aller contrôler sur le terrain. C'est le but des discussions très techniques qui se déroulent depuis dix jours à Bonn.

Multiplier par trois les promesses de l'accord de Paris

Les gouvernements sont un peu longs, mais ça ne veut pas dire que rien ne se passe. D'ailleurs, lors de ces conférences, viennent de plus en plus d'entreprises qui, elles avancent, créent des technologies vertes (le solaire, l'hydrogène). Sans elles, les émissions de CO2 pourraient être beaucoup plus fortes.

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À Bonn, il y a aussi des scientifiques qui sont venus expliquer que pour que la planète reste vivable, pour éviter trop de sécheresses, de canicules et de tempêtes, il faudrait multiplier par trois les promesses de l'accord de Paris. Eux aussi sont un peu déprimés.

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