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Canicule : sur RTL, un co-auteur du rapport du Giec met en garde sur le fait que "notre pays est adapté à un climat qui n'existe plus"

Invité de RTL, François Gemenne, spécialiste du climat et co-auteur du Giec, alerte sur l’intensification des canicules en France et estime que le pays n’est plus adapté aux nouvelles réalités du changement climatique.

François Gemenne, enseignant à HEC, spécialiste du climat et co-auteur du 6e rapport du Giec

Crédit : RTL

Canicule : sur RTL, un co-auteur du rapport du Giec met en garde sur le fait que "notre pays est adapté à un climat qui n'existe plus"

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Olivier Boy

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Invité de RTL ce vendredi 10 juillet, François Gemenne, enseignant à HEC, spécialiste du climat et co-auteur du 6ᵉ rapport du Giec réagit à la troisième vague de canicule. "On n'est pas du tout préparé et le pays est adapté à un climat qui n'existe plus. Nous habitons de plus en plus dans un pays que nous ne connaissons pas encore. C'est vertigineux", estime-t-il.

"Le principal défi de l'adaptation, c'est presque un défi d'imagination collective et de conscience collective", a-t-il ajouté.


Selon François Gemenne, enseignant à HEC, spécialiste du climat et co-auteur du 6ᵉ rapport du Giec, "il n'est pas exclu que dans les 20 prochaines années, on aille gratter les 50°C". "Ce ne sera pas tous les jours, ça ne sera évidemment pas tout l'été, et sans doute pas sur tout le territoire, mais c'est effectivement une possibilité qu'il faut désormais envisager", assure-t-il.

"On aurait dû davantage communiquer sur ces températures extrêmes"

Le spécialiste du climat dénonce le manque d'anticipation : "On attend toujours d'être au pied du mur, dans la crise". "Il y a la nécessité d'imposer que les immeubles soient adaptés, de même qu'il faut les imposer pour les employeurs", ajoute-t-il.

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François Gemenne pointe aussi le fait qu'"on a trop souvent communiqué avec des valeurs moyennes". "On a dit plus 1,5°C, plus 2°C. Pour les gens, ça ne veut rien dire du tout (...) On aurait dû davantage communiquer sur ces températures extrêmes". 

Autre élément : "Il y a encore deux ou trois ans, on considérait que c'était un discours de défaitisme, de renoncement, qu'on abandonnait la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, voire même que c'était une manœuvre des industries fossiles pour essayer d'affaiblir un peu la cause de la décarbonation. On se rend bien compte qu'on va devoir s'adapter en même temps qu'on va devoir réduire nos émissions".

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