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Canicule : peut-on refuser d'envoyer son enfant à l'école par fortes chaleurs ?

Plus de 800 écoles et collèges sont fermés ce lundi en raison des fortes chaleurs. Si le ministre de l'Éducation nationale prône une certaine indulgence envers les parents qui refuseraient d'envoyer leur enfant dans les écoles encore ouvertes, il n'existe en réalité pas de limite maximale de température qui justifie l'absence d'un élève en cours.

Une école vide (image d'illustration).

Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Laurène Rocheteau

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Beaucoup d'élèves ne prendront pas le chemin de l'école aujourd'hui. Avec la canicule qui doit encore se poursuivre cette semaine, le ministre de l'Éducation nationale a annoncé la fermeture de 845 écoles et collèges ce lundi, tandis que 1.800 autres établissements scolaires vont devoir aménager leurs horaires et libérer les élèves en début d'après-midi. 

Pour les parents dont l'école de leur enfant reste ouverte, il peut être tentant de refuser de les envoyer à l'école par ces fortes chaleurs. Même si, en théorie, cela n'est pas autorisé. L'école est en effet obligatoire pour les enfants de 3 à 16 ans, et les absences doivent être justifiées (quand un enfant est malade, par exemple). 

Des absences répétées sans raison valable peuvent même faire l'objet d'une amende : le code de l'éducation prévoit une amende de 135 pour les parents dont les enfants manquent régulièrement l'école, jusqu'à 750 euros en cas de récidive, et même jusqu'à 30.000 euros d'amende et deux ans de prison si les absences injustifiées "compromettent l'éducation de l'enfant". 

Une certaine indulgence compte tenu des circonstances

Bien que l'observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d'enseignement reconnaît dans ses fiches de prévention que "problèmes liés aux ambiances thermiques, qu’il s’agisse de températures trop basses ou trop élevées", peuvent "porter atteinte à leurs conditions de vie et de travail et d’avoir des conséquences à court ou à long terme sur leur santé", il ne prévoit cependant pas de "seuil réglementaire de température maximale ou minimale entraînant l’obligation d’interrompre une activité scolaire".

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Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a lui-même souligné au micro de BFM lors d'un déplacement que "partout où les écoles sont ouvertes, si les autorités locales ont décidé de les laisser ouvertes, c'est qu'elles ont considéré que les conditions d'accueil étaient acceptables en termes de sécurité des élèves comme des professeurs". 

Mais le ministre prévoit néanmoins une certaine indulgence envers les parents durant ces circonstances exceptionnelles : "Les parents qui souhaiteraient garder leurs enfants lundi et/ou mardi à la maison peuvent le faire", a-t-il précisé. La précédente vague de chaleur qui a touché la France au mois de mai a par ailleurs soulevé la question de l'adaptabilité des écoles aux conditions extrêmes : le collectif Alliance écologique et sociale soulignait en effet que 20 à 30% des établissements scolaires seraient mal isolés. 

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