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Les infarctus chez les femmes souvent confondus avec des crises d'angoisse

Selon une étude, les femmes ont davantage de risques de décéder d'une crise cardiaque car leur malaise est souvent confondu avec une crise d'angoisse.

Vue réalisée le 26 juin 2008 à Paris d'un couloir du service des urgences de l'hôpital parisien Saint-Antoine. (Photo d'illustration)
Vue réalisée le 26 juin 2008 à Paris d'un couloir du service des urgences de l'hôpital parisien Saint-Antoine. (Photo d'illustration) Crédit : AFP / MEHDI FEDOUACH
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Mieux vaut ne pas faire d'infarctus lorsqu'on est une femme. Une étude canadienne révèle que les femmes décèdent plus souvent que les hommes d'un infarctus du myocarde en raison d'une erreur de diagnostic : leur malaise est souvent confondu avec une crise d'angoisse. Des chercheurs de l'Université McGill de Montréal ont voulu comprendre pourquoi il y avait une telle différence de taux de mortalité entre les hommes et les femmes victimes d'infarctus.

Ils ont interrogé pour cela 1.123 patients âgés de 18 à 55 ans hospitalisés dans 24 établissements canadiens, mais aussi dans un hôpital américain et un autre en Suisse.  Les femmes interrogées avaient des revenus plus modestes que les hommes participant à l'étude. Elles présentaient davantage de risque de diabète ou d'hypertension artérielle, avaient des cas de maladie cardiaque dans leurs familles et étaient enfin plus sujettes à la dépression et à l'anxiété.

L'origine du malaise cardiaque écartée plus souvent chez les femmes

Les chercheurs dont les conclusions sont publiées lundi dans le Journal de l'Association médicale canadienne, ont constaté qu'en moyenne, on pratiquait plus rapidement des électrocardiogrammes et des défibrillations sur les hommes que sur les femmes. Les chercheurs ont expliqué cette différence de traitement par le fait que les patients qui se présentaient aux urgences pour des douleurs thoraciques d'origine autre que cardiaques sont le plus souvent des femmes.

Également, "la prévalence du syndrome coronarien aigu est plus faible chez les jeunes femmes que chez les jeunes hommes", a noté la chercheuse principale de l'étude, Louise Pilote. "Ces résultats suggèrent que le personnel affecté au triage (la répartition des malades, ndlr) est plus porté à écarter l'origine cardiaque du malaise chez les femmes qui présentent des symptômes d'anxiété", a souligné le Dr Pilote.

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