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Vincent Lambert : le Conseil d'État décide de l'arrêt des soins

Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif dont la famille se déchire pour savoir s'il doit être maintenu en vie, ne doit plus recevoir de soins, selon l'avis du Conseil d'État.

Le président du Conseil d'Etat Jean-Marc Sauvé, lors d'une conférence sur le cas de Vincent Lambert en février 2014.
Le président du Conseil d'Etat Jean-Marc Sauvé, lors d'une conférence sur le cas de Vincent Lambert en février 2014.
Crédit : FRANCOIS GUILLOT / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Après des années de bataille entre les différents membres de la famille Lambert, le Conseil d'État a tranché. La plus haute juridiction administrative française préconise ce mardi 24 juin l'arrêt des soins qui maintiennent en vie Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif depuis six ans.

Le Conseil d'État a jugé légale la décision médicale prise par le CHU de Reims de mettre fin aux traitements de Vincent Lambert. Il a ainsi suivi l'avis du rapporteur public, qui avait préconisé vendredi 20 juin l'arrêt des soins, estimant que le patient était maintenu "artificiellement" en vie, ce qui relevait d'une "obstination déraisonnable". 

Conforme au souhait de Vincent Lambert et son épouse

Cette décision va donc dans le sens des souhaits de l'épouse de Vincent Lambert, Rachel, mais contre ceux de ses parents, qui souhaitent son maintien en vie. "Il résulte de l'instruction que [Vincent Lambert] avait, avant son accident, clairement et à plusieurs reprises exprimé le souhait de ne pas être artificiellement maintenu en vie", a expliqué Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil, dans une courte déclaration à l'issue de l'audience, précisant que "le médecin en charge de M. Lambert avait respecté les conditions imposées par la loi pour l'arrêt des traitements". 
"La décision rendue aujourd'hui par le Conseil d'État (...) s'inscrit dans le cadre tracé par la loi Leonetti", a également indiqué Jean-Marc Sauvé. Si le Conseil d'État "a souligné que l'état médical le plus grave, y compris la perte irréversible de toute conscience, ne peut jamais suffire à justifier un arrêt de traitement", il a également estimé "qu'une attention toute particulière doit être accordée à la volonté du patient", a ajouté le vice-président du Conseil.

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