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Une grenade explose dans un institut de beauté à Grenoble : six blessés légers, les auteurs se sont filmés

Six personnes ont été légèrement blessées lors d'une explosion de grenade dans un institut de beauté à Grenoble. L'incident, survenu en plein après-midi, a été causé par jour dans un institut de beauté à Grenoble par des inconnus masqués, qui se sont filmés et ont posté la scène sur les réseaux sociaux.

Image d'illustration, police

Crédit : Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

AFP & Eléonore Aparicio

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Une explosion de grenade a légèrement blessé six personnes, vendredi 6 février, dans un institut de beauté situé en plein cœur de Grenoble, selon des informations de source policière relayées par l'AFP et confirmées par RTL. Vers 15h00, des individus cagoulés se sont présentés devant l'établissement, l'un d'eux est entré et a lancé une grenade dans le salon de beauté provoquant l'explosion de la vitrine. 

Les pompiers sont intervenus un peu avant 15h à Grenoble, à la suite de la déflagration survenue dans cet institut de beauté. Le bilan provisoire fait état de six blessés en urgence relative causés par le souffle de l’explosion, dont un enfant âgé de 5 ans selon la préfecture. Ces blessés ont été pris en charge sur place par les secours et n’ont pas été transportés à l’hôpital.

Une vidéo postée sur X montre un homme tout habillé en noir et masqué, dégoupillant un engin avant de le lancer à l'intérieur alors qu'une femme tente de refermer la porte en verre pour l'en empêcher. L'agresseur prend ensuite la fuite en courant. Le souffle a brisé la vitrine du commerce mais ne semble pas avoir fait de dégâts au-delà. La police, arrivée sur place, a bloqué la contre-allée avec des rubalises pour permettre aux enquêteurs scientifiques de faire des relevés, a constaté l'AFP.

"Ce n'est pas un engin destiné à tuer compte tenu du fait qu'il n'y avait pas de charge explosive importante et pas d'éléments métalliques projetant", a estimé le procureur de Grenoble Etienne Manteaux, qui s'est rendu sur les lieux. Il s'agit selon lui d'une "action d'intimidation" qui démontre "une escalade dans la désinhibition des délinquants". La vidéo, semble-t-il filmée par un complice de l'auteur avant qu'ils ne prennent tous deux la fuite en courant, a été postée sur X.

"C'étaient des personnes déterminées à agir quel que soit le nombre de personnes présentes", a également commenté le procureur. "Ce n'est pas une grenade quadrillée militaire, c'est plutôt un engin explosif qui fait du souffle", mais "parce que c'est fait en plein jour, que c'est filmé", cela "démontre une désinhibition, une appropriation de l'espace public qui est particulièrement inquiétante", a-t-il insisté.

"Tout ça paraît vraiment invraisemblable donc soyez persuadés de la détermination des services d'enquête et de la justice pour élucider ces faits", a-t-il ajouté.

Point de deal

L'institut de beauté se trouve à proximité du quartier Hoche, connu pour son important point de deal, et où des violences et des règlements de comptes se sont produits ces dernières années, à l'instar d'autres quartiers périphériques de Grenoble en proie au narcotrafic.

Le salon de beauté visé n'était cependant pas connu pour poser des problèmes, a indiqué le procureur, ce qu'a confirmé un voisin se présentant sous le seul prénom de Alain. "Ce sont des filles très bien, ma fille va se faire coiffer chez eux puisque j'habite au 2e", a-t-il témoigné, dénonçant toutefois un "climat d'insécurité" à Grenoble.

Quant à l'explosion elle-même, "on a entendu un boum monstrueux et je suis descendu en vitesse. On a vu les gens crier, en sang et paniqués", a-t-il indiqué.

Il y a un an, le 12 février 2025, une attaque à la grenade avait fait quinze blessés, dont six graves, dans un bar associatif d'un quartier périphérique du sud de Grenoble en proie au trafic de stupéfiants.

Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, avait dénoncé "une opération criminelle inédite, puisqu'on a utilisé une technique de guerre (avec) une grenade très spécifique". Un mineur de 17 ans, soupçonné de l'avoir lancée, avait été mis en examen une dizaine de jours plus tard.

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