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Un commando arrêté mais les bijoux restent introuvables : un an après, où en est l'enquête sur le vol au Louvre ?

Un an jour pour jour après la casse du Louvre, les bijoux de la couronne sont toujours dans la nature. Les quatre membres présumés du commando ont été interpellés, mais l'enquête patine.

La couronne endommagée de l'impératrice Eugénie après sa chute lors du cambriolage de la galerie Apollon du musée du Louvre, prise en photo le 4 février 2026.

Crédit : Thomas Clot / THE LOUVRE MUSEUM / AFP

Athénaïs Cornette de Saint Cyr & AFP

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Une parure en saphirs, des broches serties de diamants, un collier en émeraudes... Il y a un an jour pour jour, le 19 octobre 2025, neuf bijoux emblématiques de la couronne de France ont été dérobés au musée du Louvre, sous les yeux des visiteurs et du personnel du musée. Seule la couronne d'Eugénie, endommagée, a miraculeusement échappé aux mains des cambrioleurs dans leur fuite.

Au-delà du drame d'une telle perte, la simplicité du mode opératoire a choqué. En pleine journée, un commando de quatre personnes a pénétré à l'aide d'un camion-nacelle dans la galerie d'Apollon, située au 1er étage de l'aile Denon du musée. Et en moins de quatre minutes, les voleurs ont récolté un butin estimé à 88 millions d'euros.  

Malgré des débuts encourageants, avec l'interpellation très rapide des quatre membres présumés du commando, les bijoux restent introuvables. 365 jours plus tard, l'enquête patine.

Les aveux de deux personnes

Parmi les individus arrêtés, deux personnes sont passées aux aveux : Abdoulaye N., chauffeur de taxi sans licence, surnommé Doudou Cross Bitume sur les réseaux sociaux et déjà condamné pour vols aggravés, ainsi que Ghemlamallah A, sans emploi, condamné pour conduite sans permis. Selon le journal le Monde, les suspects ont déclaré en juin avoir été engagés quelques jours avant les faits, après avoir reçu une simple vidéo de la galerie d’Apollon pour repérer leur cible.

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Tous deux refusent toujours de livrer le nom du commanditaire, dont l'existence reste encore à prouver. Car leurs descriptions du "donneur d'ordres" ne coïncident pas. Ils assurent également qu'il avait participé au cambriolage, sans être arrêté. 

"On a l'impression qu'ils baladent la police", expliquait sur France 24 Nathalie Helal, auteure du livre Ciel, nos bijoux (2026). Avant d'ajouter : "Ils ne livrent pas pour l'instant les secrets de l'énigme puisque pour l'instant rien n'a été retrouvé."

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Lors de leurs interrogatoires, dont l'AFP a eu connaissance, ils ont également assuré aux juges que les deux autres membres présumés du commando, Slimane K, mis en examen début novembre 2025, et Rachid H, n'avaient rien à voir avec ce vol spectaculaire.

La défense de Slimane K a souligné que ses empreintes génétiques n'avaient été retrouvées ni sur le camion-nacelle, ni sur le parking où des images de vidéosurveillance montraient des suspects manipulant des diadèmes. L'enregistrement utilisé par les enquêteurs fait par ailleurs l'objet de requêtes en nullité déposées par Slimane K. et Rachid H.

Slimane K, présenté par une source policière auprès de l'AFP, comme un "délinquant chevronné" et "complice de longue date" d'Abdoulaye N, nie toute implication. Il a également déclaré vouloir garder le silence, dans l'attente que cette requête soit examinée.

Le grand mystère de cette affaire reste ainsi la localisation des bijoux. "Il y a deux hypothèses : soit les bijoux sont toujours en France et pas loin d’Aubervilliers, soit les bijoux ont été écoulés", expliquait Jean-Michel Décugis, journaliste et co-auteur de Main basse sur le Louvre (2026) au micro de RTL.

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