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"Un acte scandaleux" : une femme en garde à vue après la profanation d'une centaine de tombes dans un cimetière de Maizières-lès-Metz

Une femme de 32 ans a été placée en garde à vue après la profanation de 96 tombes catholiques dans l'ancien cimetière de Maizières-lès-Metz, en Moselle. Le maire dénonce un acte anti-chrétien.

Des tombes dans un cimetière (illustration)

Crédit : GEORGES GOBET / AFP

Juliette Vignaud & Arthur Pereira & AFP

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Une centaine de tombes catholiques ont été profanées dans l’ancien cimetière de Maizières-les-Metz (Moselle) ce mardi 15 septembre. Une femme de 32 ans a été placée en garde à vue dans l'après-midi. Elle a avoué être à l'origine de ces dégradations. Un acte anti-chrétien pour le maire de la commune située au nord de Metz. "Nous sommes indignés par ce qui a été fait", a réagi Julien Freyburger (LR) au micro de RTL

"Il s'agit d'une profanation de demeures qui se veulent éternelles, dans un cadre qui n'a jamais connu cela, dans un cimetière qui est historique, qui concerne de très nombreux habitants, qui n'a jamais fait l'objet d'actes de dégradation", a regretté au micro de RTL. "C'est un véritable choc pour la population et les familles, qui partagent cette indignation", a affirmé l'édile.

Sur ses réseaux sociaux, il a également fait part de son "indignation" face à cet "acte scandaleux" orienté selon lui "contre une cible nette, la religion catholique, dont les symboles ont été visés précisément et systématiquement". 

Des croix et des crucifix endommagés

Selon un communiqué du procureur de la République David Touvet, ce sont des riverains qui ont alerté la gendarmerie vers 6h50 ce mardi, indiquant que des tombes avaient été dégradées dans le cimetière ancien de cette commune de 11.000 habitants. Ils ont indiqué avoir vu une femme procéder à ces dégradations, avant de quitter les lieux. 

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Lors des constatations, les enquêteurs ont découvert des dégâts sur 96 tombes. "Des croix et des crucifix posés ou scellés sur les tombes avaient été endommagés et brisés, et regroupés au sol en divers endroits du cimetière", a indiqué David Touvet. Une enquête de flagrance a été ouverte du chef de "violation ou profanation de sépulture ou monument édifié à la mémoire des morts, commise en raison de l'appartenance vraie ou supposée des personnes décédées à une religion déterminée". 

Une femme de 32 ans s'est ensuite présentée spontanément aux forces de l'ordre encore sur les lieux, vers 14h45, pour avouer son geste. Elle a été immédiatement placée en garde à vue.

Ces faits interviennent moins de deux semaines avant la venue du pape Léon XIV à Metz, le 28 septembre. 

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