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Ultradroite : onze personnes interpellées autour du groupe "Vengeance patriote"

Ces interpellations, assorties de perquisitions, ont été réalisées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en décembre par le parquet antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste" criminelle.

Voiture de police (illustration)
Voiture de police (illustration)
Crédit : AFP / PHILIPPE HUGUEN
La rédaction numérique de RTL & AFP

Onze personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mardi 17 mai autour d'un groupe d'ultradroite appelé "Vengeance patriote" soupçonné de projets d'actions violentes, ont indiqué à l'AFP mercredi 18 mai deux sources proches du dossier.

Selon l'une des sources, les onze interpellations concernent des personnes âgées de 17 à 30 ans et ont été réalisées "principalement en région parisienne". Lors des perquisitions ont été trouvées de la documentation et de "l'idéologie d'ultradroite" mais "pas d'armes", toujours selon cette source.

Ces interpellations, révélées par le quotidien Le Parisien, ont été réalisées sur demande d'un juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en décembre par le parquet antiterroriste (Pnat) notamment pour "association de malfaiteurs terroriste" (AMT) criminelle. L'enquête préliminaire avait été ouverte en avril 2021. Depuis 2017, une dizaine de procédures en lien avec l'ultradroite ont été ouvertes au pôle antiterroriste de Paris.

Des échanges "des saillies racistes" quotidiens

Dans le cadre de l'information judiciaire, Lucas S., présenté par divers médias comme chef de "Vengeance patriote", avait été mis en examen en décembre pour "provocation par moyen de communication en ligne à un acte de terrorisme" ainsi que pour "apologie publique d'actes de terrorisme" et "détention non autorisée d'armes et de munitions de catégorie B en récidive". Il avait été placé en détention provisoire.

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Une source proche du dossier avait indiqué à l'AFP que les enquêteurs n'avaient "établi aucun projet d'action violente à ce stade" et que Lucas S. n'avait donc pas été mis en examen vendredi pour cette AMT criminelle.

Lucas S., né en 1995 et travaillant dans les réseaux informatiques, était suspecté d'avoir participé à l'animation d'"un site et de groupes avec des idéologies antisémites et complotistes" ainsi que d'"avoir mis à disposition des ouvrages d'ultra-droite", selon plusieurs sources. Sur son site, le groupe "Vengeance patriote" se présente comme "une communauté de frères d'armes" qui "se prépare à l'effondrement", fait des "entraînements sportifs" et du "survivalisme".

Selon le site d'informations Streetpress, ses membres s'échangent "des saillies racistes" quotidiennes et "certains de ses habitués ne cachent même pas leur passion pour le fascisme".

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