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Toulouse : des passagers troublés par l'atterrissage d'un avion EasyJet

INTERVIEW - Un vol EasyJet devant rallier Paris à Toulouse avec 180 passagers à bord, dimanche 5 février, a été mal vécu par des passagers.

La compagnie lowcost EasyJet (image d'illustration)
La compagnie lowcost EasyJet (image d'illustration)
Crédit : AFP / FABRICE COFFRINI
Toulouse : des passagers troublés par l'atterrissage d'un avion EasyJet
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Toulouse : des passagers troublés par l'atterrissage d'un avion EasyJet
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Julien Absalon & Félix Roudaut

Il y a-t-il vraiment eu un problème sur le vol EZY4027, opéré dimanche 5 février par EasyJet entre Paris-Orly et Toulouse avec 180 personnes à bord ? Dans les colonnes de La Dépêche, des passagers témoignent de leur émotion après un atterrissage rendu plus difficile que prévu à cause des vents violents engendrés par la tempête Marcel. Un voyageur affirme même qu'il "se serait cru dans le Space Moutain de Eurodisney" lorsque l'appareil, un Airbus A320, s'est approché du tarmac de l'aéroport toulousain avant de finalement remettre les gaz sans toucher terre. Ce même client s'est ensuite plaint d'une seconde tentative durant laquelle le train d'atterrissage a "très brutalement" touché le sol avant de repartir immédiatement, une nouvelle fois, dans les airs.

Le vol a finalement été dérouté vers Montpellier. Pour le quotidien régional, l'avion a "frôlé le crash". Ce n'est pourtant pas si clair. Ce serait même, selon EasyJet, très loin de la réalité.

"Procédures de routine"

Dans un communiqué de presse, EasyJet assure que les deux tentatives d'atterrissage n'ont suscité aucun problème, d'autant qu'il ne s'agissait que d'une "procédure de routine". Une version des faits corroborée par les témoignages. Lors de la première tentative d'atterrissage, il s'agissait en réalité d'une remise de gaz, ce qui est communément appelé go around dans le secteur de l'avion. Cette procédure d'urgence, connue de tous les pilotes, consiste à interrompre l'atterrissage d'un avion durant l'approche finale, à savoir les dernières secondes avant le contact sur la piste. Bien souvent déclenchée en raison d'un manque de visibilité, de conditions météorologiques trop défavorables ou d'une approche quelque peu manquée (altitude trop élevée, vitesse trop rapide, etc...), la manœuvre consiste à remettre la puissance des moteurs au maximum et cabrer l'avion vers le haut pour reprendre de la vitesse et remonter le plus vite possible.

Quant à la deuxième manœuvre décrite par les passagers, il s'agit en réalité d'un touch and go, aussi appelé posé-décollé. Cela consiste pour un pilote à aller au terme de la phase d'approche puis d'établir un contact au sol avec les pneus du train arrière pour ensuite redécoller immédiatement sans effectuer le moindre arrêt. Cette procédure a généralement lieu lorsque l'appareil n'a assez de distance de piste pour être en mesure de s'arrêter en toute sécurité, mais qu'il y en a suffisamment pour aider à remettre les gaz en vue d'une reprise d'altitude.

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Dans les deux cas, même si elles ne présentent pas un risque nul, ces opérations de pilotage relativement classiques peuvent être mal perçues auprès des passagers, d'autant plus si la météo est capricieuse. Chez EasyJet, on assure en tout cas que ces techniques sont "éprouvées et expérimentées" et que leurs pilotes sont "hautement qualifiés" pour les accomplir. "À aucun moment la sécurité des passagers à bord n'a été compromise", assure la compagnie qui transporte 17 millions de passagers par an en France. Elle ne manque pas de souligner également, auprès de RTL.fr, que le choix de prendre ces décisions revient uniquement aux pilotes qui sont maîtres à bord.

Imbroglio sur l'attente dans l'avion

Outre le trajet en lui-même, les passagers ont aussi déploré le fait de n'avoir pu sortir de l'avion immédiatement à Montpellier. Un passager affirme : "EasyJet avait donné des ordres au personnel de ne pas nous laisser sortir et intimait le pilote de redécoller immédiatement pour réessayer de se poser à Toulouse". Selon lui, EasyJet ne voulait pas payer d'indemnités, tandis que le pilote refusait de repartir vers la ville rose à cause des rafales de 130 km/h. Les passagers quittent finalement l'appareil à 20h15, deux heures après l’atterrissage, dans une ville où ils n'avaient pas prévu de se rendre. "Avec 3 autres passagers, nous avons décidé de partager les frais d'une voiture de location et nous sommes arrivés par nos propres moyens à 22 heures à Blagnac, avec plus de cinq heures de retard", explique Angel, outragé par une compagnie qui "n'avait rien anticipé". "Pas d'eau, pas d'en-cas, et surtout pas de bus pour rejoindre Toulouse", poursuit le passager.

De son côté, la compagnie low-cost explique : "Malheureusement, aucune navette n’était disponible pour ramener les passagers à Toulouse. Tous les passagers de ce vol peuvent adresser une réclamation au service client d’easyJet pour leurs frais de transport". Il y aurait-il eu malgré tout un manque de communication auprès des passagers ? EasyJet assure qu'il y a sans doute eu une "communication standardisée" à bord. Elle adresse pour conclure ses excuses auprès de ses passagers "pour la gêne occasionnée par ce déroutement".

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