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Toulouse : 10 mois de prison ferme pour une agression homophobe

La justice a retenu le caractère homophobe de l'agression d'une jeune fille qui venait d'embrasser sa petite amie dans les rues de Toulouse dimanche 12 août. L'agresseur a été condamné à un an de prison, dont deux avec sursis.

La place Wilson, à Toulouse
La place Wilson, à Toulouse
Crédit : RTL
Leia Hoarau

L'agresseur d'une jeune fille, brutalisée en raison de son orientation sexuelle, a été condamné, à Toulouse, à un an d'emprisonnement dont 2 mois avec sursis, indique La Dépêche du Midi. Le caractère homophobe de l'agression a également été retenu. 

La jeune fille a été agressée le 12 août dernier, peu avant 4 heures du matin, sur la place Wilson, en plein centre-ville de la ville rose. "Ils ont commencé par des insultes homophobes", explique-t-elle lors de l'audience au tribunal correctionnel, en précisant qu'elle était "accompagnée d'un homme efféminé et d'un autre travesti". 

Elle raconte les coups qu'elle a reçus de son agresseur : "Il a tenté par deux fois de me mettre un coup de pied dans la tête, il a atteint mon ventre. Cela parce que j'embrassais sur la bouche ma petite amie". De son côté, le prévenu, accompagné de trois autres personnes au moment des faits, réfute le caractère homophobe de l'agression. 

"Je ne peux plus dormir sans faire de cauchemar"

Au cours de l'audience, face aux images capturées par les appareils de vidéosurveillance, le juge le questionne : "On vous voit vous échauffer, sautiller, remonter votre t-shirt à mi-torse, vous mettre en garde comme dans un match de boxe, ça sert à quoi de faire ça ?". Ce à quoi le prévenu répond : "À rien, on s'amusait, ce n'était pas méchant".

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Le prévenu s'est également rebellé lors de l'intervention des forces de l'ordre en tentant de donner des coups de pied à la tête de deux agents de police municipale. Au procès, ces derniers ont réclamé chacun 500 euros de dommages et intérêts. 

La victime, elle, a demandé 950 euros pour le préjudice moral qu'elle a vécu. "Je ne peux plus dormir sans faire de cauchemar. Je fais régulièrement des crises d'angoisse", précise-t-elle. 

Le prévenu écope finalement d'un an d'emprisonnement, dont 2 mois avec sursis. Il doit également payer 250 euros à chaque policier, et 600 euros à la victime.

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