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Tirs de mortiers, homme pris en chasse… Plusieurs hommes interpellés en Seine-et-Marne, la vidéo fait polémique

L'interpellation de plusieurs hommes à Noisiel (Seine-et-Marne) fait débat depuis lundi 16 mars 2026. Quand le procureur déplore des "violences urbaines", le député insoumis Louis Boyard dénonce des "violences policières".

Des policiers (illustration)

Crédit : Thomas COEX / AFP

La rédaction numérique de RTL

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Deux versions qui diffèrent. Lundi 16 mars 2026 vers 21 heures, trois hommes âgés de 18 à 23 ans ont été interpellés sur la commune de Noisiel (Seine-et-Marne). Deux d’entre eux en raison de violations d’interdictions administratives de paraître, le troisième pour des faits de provocation à la rébellion. 
Deux heures plus tard, une trentaine de personnes se regroupaient devant les locaux de la police municipale de Noisiel. "Des tirs de mortiers d’artifice étaient effectués en direction des agents de ladite police municipale sans occasionner de blessé. Plusieurs personnes tentaient en vain de pénétrer violement dans les locaux de la police municipale après en avoir dégradé le portail", note le tribunal judiciaire de Meaux, dans un communiqué envoyé à la rédaction de RTL.

"Des effectifs de la Police nationale, appelés en renfort, arrivaient sur place et essuyaient, à leur tour, des tirs de projectiles. Un véhicule administratif était fortement dégradé", précise Jean-Baptiste Bladier, procureur de la République de Meaux.

La vidéo des faits qui circulent sur les réseaux sociaux montre pourtant une toute autre version. Cette dernière a été notamment relayée par le député insoumis Louis Boyard.

"Ces images de violences policières à Noisiel sont insoutenables", s'offusque l'élu de la 3e circonscription du Val-de-Marne, avant d'adresser ses pensées aux victimes. Sur la vidéo, on observe deux policiers, dont l'un arme aux poings, se diriger vers un homme avant de lui adresser des coups et de le prendre en chasse. 

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Ces images sont connues des services de police et sont mentionnées dans le communiqué du procureur. "Au moins l’une des interpellations effectuées par des fonctionnaires de la Police nationale, filmée par des témoins avant que ladite vidéo ne soit diffusée sur les réseaux sociaux, était réalisée dans des conditions de nature à interroger sur sa légitimité, dans son principe, comme dans ses modalités", peut-on lire. L’homme interpellé, après avoir été examiné par un médecin, se trouve actuellement en garde à vue.

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