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Tentative de meurtre sur deux Roms : René Galinier condamné à 5 ans de prison, dont 4 avec sursis

Le septuagénaire a été condamné par la cour d'assises de l'Hérault à 5 ans de prison, dont 4 ans avec sursis, pour avoir grièvement blessé de deux coups de fusil en 2010, deux jeunes cambrioleuses roms.

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Tentative de meurtre sur deux Roms : René Galinier condamné à 5 ans de prison, dont 4 avec sursis Crédit Image : PHILIPPE HUGUEN / AFP | Crédit Média : Aline Thibal | Durée : | Date : La page de l'émission
Aline Thibal et La rédaction numérique de RTL

Cinq ans de prison ferme avait été requis au troisième jour du procès pour cette double tentative de meurtre. On "ne peut pas répondre à un cambriolage par un meurtre", avait-elle déclaré. René Galinier qui a effectué 68 jours de prison préventive et qui comparaissait libre, a été écroué à l'issue de l'audience. Les qualités humaines incontestables et la vie sans histoire de l'accusé jusqu'au 5 août 2010 ne devaient "pas dispenser la justice de juger", avait notamment déclaré l'avocate générale Manon Brignol.

"Sa maison, c'est toute sa vie et je le conçois (...). Je comprends les sentiments de peur, de panique, de colère aussi quand il a compris ce qui était en train de se passer", a expliqué la magistrate, déplorant par ailleurs "l'inertie des services" face à ce genre d'actes. "(On) ne peut pas considérer que deux petites Roms prises la main dans le sac et dans la boite à bijoux méritent la mort", a poursuivi Manon Brignol.

Le paisible retraité n'est peut-être pas si gentil. Il a agi avec une cruauté qui laisse pantois

Manon Brignol, avocate générale
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"Le paisible retraité n'est peut-être pas si gentil. Il a agi avec une cruauté qui laisse pantois (...). Il aurait pu tirer en l'air ou au sol", a-t-elle fait valoir, rappelant l'expression "sale race" utilisé par l'accusé pendant sa garde à vue. "Salena et Marina ne se résument pas à une 'sale race'. Ce sont des être humains avec leur parcours, leurs joies, leurs peines, leurs difficultés", a-t-elle encore ajouté. "Nous avons la prétention de dire qu'à sa place nous aurions été des professeurs de droit, des universitaires de la légitime défense. On aurait brandi le code pénal face aux cambrioleuses. Mais quand on est dans le feu, il brûle. Quand on est dans la peur, on tremble", lui a répondu l'un des avocats de l'accusé, Gilbert Collard, par ailleurs député du Gard et secrétaire général du Rassemblement bleu marine (RBM).

Si Me Collard a "supplié" de ne pas renvoyer cet homme en détention, la partie civile a gagné. Me Arnaud Silvio-Rossi avait pour sa part mis en doute la panique invoquée par l'accusé pour justifier son geste. "Cette notion de peur est trop récurrente. Je n'y crois pas un seul instant", a-t-il asséné. "On n'est pas dans le procès de la peur mais dans celui de la défiance et de la discrimination", a renchéri sa consœur, Me Muriel Piquet, ajoutant: "M. Galinier s'est laissé emporter par les a priori". 

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