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Sète : une retraitée menacée d'expulsion pour avoir nourri des pigeons

Ses voisins, excédés par les nuisances, ont obtenu gain de cause devant la justice. Mais un comité de soutien lui vient en aide.

Un pigeon (illustration).
Un pigeon (illustration). Crédit : GERARD JULIEN / AFP
François Quivoron
François Quivoron

Depuis le 31 mai, une retraitée est contrainte, par décision de justice, de quitter son logement du centre-ville de Sète. Marie di Frenza, âgée de 67 ans, a perdu une bataille judiciaire qui l'opposait à ses voisins. La raison ? Les nuisances sonores et les dégradations causées à l'immeuble parce qu'elle nourrissait des pigeons depuis sa fenêtre, explique France Bleu Hérault.

Après un premier procès gagné en 2013, la retraitée a perdu en appel en septembre 2015. "La procédure a été intentée parce que les recours à l'amiable n'ont rien donné", indique le syndic de l'immeuble. "Il y avait parfois 10, 20, voire 30 pigeons sur les fenêtres. On ne peut pas se poser en victime quand on n'a pas cessé de troubler le voisinage", insiste une représentante du syndicat de copropriété. "Si elle est expulsée ? C'est qu'elle l'aura bien cherché", lance un des voisins dans Le Parisien. "Elle nous insulte dans la rue et on a dû payer 70.000€ pour réparer le toit à cause des fientes", assure une autre personne du voisinage.

Un courrier adressé à Emmanuel Macron

Marie de Frenza, qui se dit affaiblie et victime d'un acharnement, dénonce les preuves avancées par ses voisins. "Pour moi, cette menace est un lourd fardeau mais, depuis deux semaines, je ne suis plus seule", se réjouit la retraitée. Un comité de soutien, composé de proches notamment, s'est créé pour l'aider et défendre sa cause. "L'expulsion serait une injustice. Elle a arrêté de nourrir les pigeons et ils sont moins nombreux. C'est de l'acharnement. Des volatiles, il y en a partout, surtout dans le jardin public", estime ainsi Carmen Robin, une des personnes mobilisées.

La tension est palpable dans le quartier, où les deux parties s'échangent régulièrement des insultes. Marie di Frenza, elle, guette avec inquiétude la venue d'un huissier qui l'obligerait à quitter son logement. Son comité de soutien a adressé un courrier à Emmanuel Macron, en espérant que le président de la République soit sensible à sa situation.

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