1 min de lecture Seine-Saint-Denis

Saint-Ouen : passé à tabac à la sortie de la synagogue

Un commerçant a porté plainte après avoir été violemment agressé par trois hommes samedi.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

"J'étais sûr et certain qu’ils allaient me tuer", a raconté Salomon au Parisien. Une enquête a été ouverte dimanche 26 avril en Seine-Saint-Denis, après le dépôt de plainte de cet homme de 53 ans, agressé samedi à Saint-Ouen alors qu'il sortait d'une synagogue. 

La victime a déclaré qu'elle avait été frappée et traitée de "sale juif" à plusieurs reprises, par des hommes qui l'avaient suivie alors qu'elle regagnait son domicile.

Les agresseurs mis en fuite par des passants

Selon ses déclarations, "un premier homme lui a craché dessus en le traitant de sale juif et lui a porté un coup de tête", a expliqué à l'AFP une source judiciaire, confirmant une information du Parisien.fr.

"Un second individu est alors intervenu, a frappé la victime en disant au premier agresseur 'plante-le'", a poursuivi cette source.

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Dans un communiqué, le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme a "condamné avec force une nouvelle agression antisémite". Selon le BNCVA, "les agresseurs se sont enfuis lorsque des passants se sont approchés en criant 'arrêtez, arrêtez', laissant leur victime complètement sonnée, étendue sur le sol". 

851 actes antisémites en France en 2014

La préfecture de Seine-Saint-Denis a ajouté qu'une plainte avait été déposée dimanche au commissariat de Saint-Ouen, qui a été saisi de l'enquête.

Le quinquagénaire "n'a pas été blessé de manière grave, ni hospitalisé", a précisé la préfecture.

Le nombre d'actes antisémites a doublé en France en 2014 avec 851 actions et menaces recensés, contre 423 en 2013.

Les juifs vulnérables dans la rue

"Si les sites de la communauté juive, synagogues et écoles, sont surveillés par des policiers et des soldats, les juifs restent des cibles vulnérables, dans la rue, comme dans les commerces", regrette le BNVCA dans son communiqué.

La prise d'otages de l'Hyper Cacher à Paris en janvier, au cours de laquelle quatre personnes ont été tuées, a encore accru la crainte de nombreux juifs pour leur sécurité.

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