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Rixe en Corse : que s'est-il passé à Sisco ?

Plusieurs versions des faits ont été répandues depuis la rixe qui est survenue à Sisco le 13 août. Malgré ça, l'enquête progresse et plusieurs suspects vont être jugés en comparution immédiate.

Un rassemblement à Sisco (Corse) après la rixe
Un rassemblement à Sisco (Corse) après la rixe
Crédit : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP
Clarisse Martin & AFP

De multiples versions et un arrêté anti-burkini pris par le maire de Sisco, Ange-Pierre Vivoni (PS), ont semé le trouble. Depuis plusieurs jours, la confusion règne autour de l'altercation qui a eu lieu sur une plage de Sisco (Haute-Corse). Que s'est-il passé ? Quelques éléments de réponse pour y voir plus clair dans cette affaire, dont le traitement a souffert du contexte post attentats qui marque la France.

Samedi 13 août, sur une plage de Sisco, en Haute-Corse. Plusieurs personnes sont présentes, dont deux habitants du village et trois frères vivant à Furiani, aux alentours de Bastia. Selon le procureur de la République de Bastia, Nicolas Bessone, les trois frères, pour lesquels il rappelle leur "origine maghrébine", ont voulu "s'approprier la plage et la privatiser". 

Le procès des 5 hommes aura lieu le 15 septembre

Une volonté qui a été suivie d'incidents, comme des "jets de pierres à proximité d'autres personnes pour les intimider, [...] des insultes, menaces". Une altercation entre ces trois frères et un des habitants de Sisco en a découlé. À partir de là, les versions sont "diamétralement opposées", souligne le procureur. 5 personnes ont été légèrement blessées et une centaine de policiers et gendarmes ont dû intervenir pour ramener le calme.

Les trois frères et deux habitants de Sisco ont été placés en garde à vue, mercredi 17 août, afin de déterminer les responsabilités et surtout démêler les nœuds de cette affaire. Selon le procureur de la République, les trois frères sont "à l'origine des incidents." Les deux villageois ont été remis en liberté le soir-même. Tous convoqués pour être jugés en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Bastia le 18 août, le procès a finalement été reporté au 15 septembre.

Des rumeurs et des conclusions hâtivement tirées

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Lors de la remise en liberté des deux habitants de Sisco, plusieurs centaines de personnes, habitants du village, élus de tous bords et de nombreux militants nationalistes s'étaient rassemblés en soutien. Gilles Simeoni, président nationaliste du Conseil exécutif territorial et son homologue du même bord politique Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, ont lancé des appels au calme.

Des rumeurs ont couru sur cette affaire. Des témoins ont par exemple évoqué une dispute provoquée par des touristes prenant en photo des femmes se baignant en burkini. De son côté, le président de SOS Racisme Dominique Sopo a publié un communiqué où il pointe "le rôle des pouvoirs publics qui ont chacun à leur manière montré de lourdes défaillances", qui ont conduit à une vision "très ethnicisée" de l'affaire.

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