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Relaxe pour l'homme accusé d'avoir jeté un produit nocif sur le matelas d'un couple rom

Puisqu'il n'est pas établi qu'il a jeté un produit "corrosif", l'homme accusé d'avoir jeté un liquide nocif sur le matelas d'un couple rom à Paris a été relaxé.

Une famille rom dans le VIe arrondissement de Paris le 15 avril 2014. (archives)
Une famille rom dans le VIe arrondissement de Paris le 15 avril 2014. (archives)
La rédaction numérique de RTL & AFP

L'homme d'une quarantaine d'années, accusé d'avoir versé un produit nocif sur le matelas d'un couple de Roms place de la République à Paris, a été relaxé ce lundi 19 mai. "En l'état des investigations", il n'est pas établi que le prévenu a jeté "un liquide corrosif", et le tribunal correctionnel de Paris a estimé que l'infraction de violences volontaires sans ITT (incapacité totale de travail) avec préméditation n'est pas constituée, a expliqué la présidente de la 29e chambre. Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et 1.500 euros d'amende.

Présent au délibéré, le prévenu n'a pas souhaité faire de déclaration dans l'immédiat. A la barre le 7 avril, il avait affirmé avoir déversé le 16 janvier autour du matelas d'un couple de Roms un mélange d'eau de javel et de savon noir, qu'il utilisait pour nettoyer le trottoir en bas de chez lui, parfois souillé d'excréments, où s'étaient installées plusieurs personnes.

Il avait présenté ses excuses lors de l'audience

Il s'était défendu d'avoir versé "quoi que ce soit sur quiconque", affirmant : "ce qui me pose problème, c'est que tous ne sont pas respectueux de leur environnement". "Absolument désolé pour le symbole", dont il n'a, dit-il, "pas mesuré la portée", cet homme avait présenté ses excuses.

"Toujours est-il qu'il a voulu les impressionner vivement et qu'ils ne reviennent plus", avait souligné Me Mehdi Mahnane, l'avocat de l'une des victimes, un homme aveugle. Ce dernier avait raconté avoir senti "une odeur puissante, forte qui (lui) piquait le nez. "J'ai entendu ma femme crier", puis "c'est à ce moment-là que nous sommes partis", avait-il raconté.

Sans contester le caractère "désagréable de la méthode" employée par son client, l'avocate du prévenu avait plaidé la relaxe. Le mélange n'a pas été retrouvé, pas plus que le matelas et la couverture, qui selon la procureur ont été rongés par ce produit, "tout a été jeté à la poubelle". De plus, le centre antipoison avait affirmé que le mélange décrit par le prévenu n'était pas corrosif.

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