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"Si elles le disent, c'est que ça doit être vrai" : un animateur périscolaire jugé à Paris pour des violences sexuelles sur neuf enfants

À Paris, un animateur périscolaire doit être jugé, ce lundi après-midi, pour des violences sexuelles présumées sur neuf enfants. Cette audience intervient alors que plus de 200 enquêtes liées au périscolaire sont toujours en cours dans la capitale.

Des cartables accrochés dans un couloir d'école (photo d'illustration).

Crédit : Mychele Daniau - AFP

Périscolaire à Paris : un animateur jugé pour des violences sexuelles présumées sur 9 enfants

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Plana Radenovic - édité par Jérémy Descours

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À la veille de la rentrée scolaire, un nouveau procès lié au scandale du périscolaire à Paris s'est ouvert, ce lundi 31 août, devant le tribunal correctionnel. À l'audience, l'animateur jugé pour des violences sexuelles présumées sur neuf enfants a reconnu à la barre la plupart des faits qui lui sont reprochés. L'homme de 38 ans a admis avoir eu, selon ses mots, des "gestes déplacés", notamment sur les fesses ou le sexe de petites filles. Des faits que la justice qualifie d'agressions sexuelles.

Sur les accusations les plus graves, le prévenu a d'abord hésité. Durant l'enquête, une fillette a expliqué aux enquêteurs qu'au cours d'une sortie au bowling à l'automne 2023, l'animateur l'a prise sur ses genoux, a baissé sa culotte et son collant, puis a introduit un doigt dans son sexe. Une autre enfant a confirmé cette scène devant les enquêteurs. Sous les questions du président, le prévenu a fini par lâcher : "Si elles le disent, c'est que ça doit être vrai. Mais je ne m'en souviens pas". Sans se retourner vers les familles, il a ensuite présenté ses excuses à voix basse. 

L'affaire avait commencé avec la plainte de la mère d’une fillette de 6 ans scolarisée à l'école primaire Vigée-Lebrun, dans le 15e arrondissement de Paris. L'enquête de la brigade de protection des mineurs a ensuite permis d'identifier d'autres victimes potentielles.

"À mon sens, il ressort du dossier que les emplois dans le pays scolaire sont extrêmement précaires, en nombre insuffisant, et que cette précarité est facilitatrice aussi de passage à l'acte d'ordre sexuel. Par exemple, dans ce dossier là, on sait qu'il y avait six animateurs pour 180 enfants", avait indiqué, avant le début de l'audience sur RTL, Me Carine Durrieu-Diebolt, qui représente l'une des familles.

À écouter aussi

L'animateur est suspendu depuis le printemps dernier et placé sous contrôle judiciaire. Ce procès s'inscrit dans un contexte plus large : plus de 200 enquêtes pénales sont toujours en cours au parquet de Paris pour des faits de violences dans le périscolaire.

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