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Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : le procès d'un animateur en maternelle accusé d’agressions sexuelles s'ouvre ce 26 mai

À Paris, le procès d’un animateur périscolaire accusé d’agressions sexuelles sur des élèves de maternelle s’ouvre ce mardi devant le tribunal correctionnel. Premier dossier jugé publiquement dans ce scandale qui secoue la capitale, il cristallise les attentes des familles, qui veulent faire de cette affaire un signal d’alerte.

École maternelle française (illustration).

Crédit : Arnaud Paillard / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Plana Radenovic & AFP

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Un animateur d’une école du XIe arrondissement de Paris est jugé ce mardi 26 mai devant le tribunal correctionnel. Il est poursuivi pour des agressions sexuelles sur des élèves de maternelle, dans une affaire emblématique du scandale des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris.

David G., 36 ans, est poursuivi par le parquet pour des agressions sexuelles sur cinq enfants, ainsi que pour harcèlement sexuel à l’encontre de deux collègues animatrices. Les faits reprochés se seraient déroulés entre la rentrée 2024 et avril 2025. Quatre autres familles l’ont par ailleurs fait citer directement devant le tribunal, l’accusant elles aussi d’agressions sexuelles sur leurs enfants.

Il s’agira du premier procès public depuis que cette question s’est imposée comme l’un des sujets les plus sensibles du débat politique ces derniers mois.

Les familles ont souhaité écarter le huis clos

L’affaire a débuté en avril dernier, lorsqu'un père a interrogé son enfant, qui ne voulait plus participer au goûter à l’école et faisait des crises dès qu’il était question du périscolaire. Comme l’explique Me Rebecca Royer, avocate de la plupart des familles constituées parties civiles : "L'enfant a commencé à parler très naturellement et à révéler tout ce qui se passait. Cela s'est passé dans plusieurs familles au même moment".

Au total, les parents de neuf enfants se disant victimes d’agressions sexuelles commises par le même animateur doivent assister à l’audience. Me Rebecca Royer souligne que le procès se tiendra publiquement : les familles ont souhaité écarter le huis clos afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.


"Ils trouvent ça primordial que ça puisse servir pour que notre société évolue, pour que la mairie prenne des dispositions pour que tout le territoire national soit dorénavant doté de moyens plus efficaces pour protéger les enfants"

À travers ce premier procès public, les parents espèrent faire comprendre que les violences dans le périscolaire ne relèvent pas d’un cas isolé, limité à une école ou à une ville, mais d’un problème plus large, qui appelle une réponse collective.

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