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Paris : une trentaine de retraités maghrébins expulsés d'un hôtel

À la suite d'un arrêté de la préfecture de police, ce jeudi matin, une trentaine de Chibanis étaient en cours d'évacuation d'un hôtel meublé.

Une voiture de police (illustration).

Crédit : DENIS CHARLET / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Une trentaine de Chibanis, des retraités algériens et marocains, étaient en cours d'évacuation d'un hôtel meublé de Paris ce jeudi 19 février au matin, après un arrêté de la préfecture de police (PP), a-t-on appris de sources concordantes.

Selon la PP, un hébergement a été "offert à chaque occupant" dans un immeuble géré par l'association Aurore, en attendant une proposition de relogement d'ici le 30 juin.

"Ils sont une trentaine, essentiellement des Chibanis, locataires de cet hôtel depuis de nombreuses années, au 73, rue du Faubourg Saint-Antoine, à Paris, à être évacués depuis 07h30", a déclaré Jean-Baptiste Eyraud de l'association Droit au logement (DAL).

Insalubrité et insécurité

L'endroit n'a d'hôtel que le nom : chambres étroites, pas d'ascenseur et à chaque locataire de se battre contre les fuites d'eau et les cafards. Sur les murs extérieurs, des fils électriques sont à nu.

La préfecture de police de Paris a expliqué que cette évacuation faisait suite aux "rapports faits par les architectes de sécurité constatant la dangerosité des lieux au regard de la sécurité incendie". Un arrêté d'interdiction temporaire d'habiter les lieux, à proximité de la place de la Bastille, avait été pris le 15 décembre dernier.

Abandonné par la gérante, l'hôtel est "sans surveillance" et ne fait "l'objet d'aucun suivi sur le plan de la sécurité incendie", a poursuivi la PP, précisant que 31 personnes, dont 12 âgées de plus de 65 ans, habitaient les lieux.

Selon le DAL, les locataires avaient annoncé dans un courrier à la préfecture qu'ils "étaient prêts à répondre aux exigences posées par l'arrêté en attendant leur relogement. Il s'agissait de recruter un gardien qualifié sur la sécurité incendie". Mais "la préfecture de police n'a pas répondu à ce courrier, n'a pas fait connaître son intention de maintenir l'expulsion, et a envoyé les CRS, ce matin", déplore le DAL.

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