2 min de lecture Paris

Paris : deux policiers accusés du viol d'une touriste jugés aux assises en janvier

L'affaire avait secoué le 36 quai des Orfèvres, locaux historiques de la police judiciaire parisienne. Les deux policiers ont été renvoyés devant la cour d'assises pour "viol en réunion".

Le Quai des Orfèvres à Paris.
Le Quai des Orfèvres à Paris. Crédit : AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Deux policiers accusés du viol d'une touriste canadienne dans les locaux du 36 Quai des Orfèvres à Paris en 2014, seront jugés aux assises de Paris du 14 janvier au 1er février 2019, a appris l'AFP samedi 22 septembre auprès du parquet général. L'affaire avait secoué le "36", les locaux historiques de la police judiciaire parisienne sur l'île de la Cité, immortalisés dans de nombreux films et qui ont depuis migré dans le quartier des Batignolles.

À l'issue d'une longue enquête, deux fonctionnaires de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), âgés de 40 et 49 ans, ont été renvoyés devant la cour d'assises pour "viol en réunion". 

Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du siège de la police judiciaire parisienne, des policiers s'étaient liés avec la touriste canadienne, fortement alcoolisée et sous l'emprise de stupéfiants. En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n'étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux. Elle en était ressortie en larmes quelques heures plus tard, extrêmement choquée et avait porté plainte pour viol. 

Des versions divergentes

Un des policiers avait évoqué une relation sexuelle "consentie", l'autre démentant tout rapport avant de reconnaître des "attouchements réciproques". 

À lire aussi
Un commissariat de police (Illustration) faits divers
Paris : une femme retrouvée égorgée à son domicile

Des empreintes génétiques des deux fonctionnaires avaient été retrouvées sur les sous-vêtements de la touriste canadienne, ainsi qu'une troisième empreinte, inconnue. Une vaste opération de prélèvements ADN sur des fonctionnaires de la police judiciaire avait eu lieu en septembre 2015, mais n'avait rien donné. En juillet 2016, les juges d'instruction avaient prononcé un non-lieu, mais le parquet de Paris et la jeune femme avaient fait appel. 
 
En septembre 2017, la chambre de l'instruction de la cour d'appel avait suivi les réquisitions du parquet général qui avait estimé, au cours de l'audience que le "comportement jovial et libéré" de la jeune femme ne pouvait conduire à dire qu'elle avait "consenti à des relations sexuelles à plusieurs dans les locaux de la BRI". 

Le ministère public avait mis en avant ses "déclarations constantes", "même si le souvenir de la chronologie des faits et du rôle de chacun de ses agresseurs a été flou au regard de son alcoolisation". L'avocate de la jeune femme, Me Sophie Obadia, avait salué une décision qui "redonne sa dignité à ma cliente" car "la justice reconnaît enfin que cette femme étrangère en situation de vulnérabilité a été abusée sexuellement". 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Paris Justice Police
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants