1 min de lecture Faits divers

Moselle : enquête ouverte pour harcèlement après le suicide d'un policier

Les parents du policier, qui s'est suicidé avec son arme de service le 21 janvier dernier, ont porté plainte. Ils reprochent à certains de ses collègues de l'avoir harcelé.

Un officier de police (illustration)
Un officier de police (illustration) Crédit : FRED TANNEAU / AFP
François Quivoron
François Quivoron
et AFP

Un policier, en poste à la brigade de nuit au commissariat de Saint-Avold, s'est suicidé avec son arme de service le 21 janvier dernier. Le parquet de Sarreguemines, en Moselle, a annoncé ce mercredi 7 février l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "harcèlement moral au travail et atteinte à l'intimité de la vie privée par captation, enregistrement ou transmission des paroles". L'enquête a été confiée à l'inspection générale de la police nationale.

Le policier, âgé de 46 ans, avait mis fin à ses jours près d'un étang à Puttelanges-aux-Lacs. Les parents du défunt ont déposé plainte auprès du parquet, car "ils reprochent à certains de ses collègues policiers de l'avoir harcelé et à sa hiérarchie son manque de réactivité dans la gestion de la situation", a expliqué le procureur de la République à Sarreguemines, Jean-Luc Jaeg. "Ils considèrent que le harcèlement par certains de ses collègues a conduit au geste fatal", a-t-il ajouté.

Des écoutes à son insu

Le fonctionnaire s'était confié à des collègues et à sa famille sur "le harcèlement par paroles et gestes répétés" dont il était l'objet depuis "un certain temps et qui s'était accentué depuis un mois", a raconté l'avocat des parents du policier, Me Dominique Rondu. 

"Certains de ses collègues le soupçonnaient de les avoir dénoncés pour une histoire de boulangerie où ils se rendaient tous les jours hors circonscription". Le policier "a toujours nié ce genre d'accusations", selon Me Rondu.

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"L'un des harceleurs a mis un mouchard sous le siège de son véhicule de fonction pour enregistrer les conversations qu'il pouvait avoir avec son binôme et retirer la preuve que c'était bien lui qui les avait dénoncés, ce qui est déloyal au possible", a-t-il dit.

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