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Francis Heaulme : retour sur le double meurtre de Montigny-lès Metz

Déjà condamné à deux reprises à la réclusion criminelle à perpétuité, le tueur en série comparaît une nouvelle fois devant la justice pour le meurtre de deux enfants de 8 ans.

Francis Heaulme en procès à Metz, le 31 mars 2014
Francis Heaulme en procès à Metz, le 31 mars 2014
Crédit : BENOIT PEYRUCQ / AFP
Clarisse Martin & AFP

Les faits remontent à plus de trente ans. Le 28 septembre 1986, Alexandre Beckrich et Cyril Beining, deux jeunes garçons de 8 ans, étaient retrouvés morts à Montigny-lès-Metz (Moselle), non loin de Metz. Le tueur en série Patrick Heaulme comparaît à partir de ce mardi 25 avril et jusqu'au 18 mai devant les assises de la Moselle, accusé d'avoir tué les deux enfants à coups de pierre, sur un talus de la SNCF.

Déjà emprisonné pour neuf meurtres, le "routard du crime" est prêt à se battre pour prouver qu'il n'est pas coupable du double crime, affirme son avocate, maître Liliane Glock. Ce jour-là, les deux garçons étaient sortis jouer avant le dîner. Leurs corps avaient été retrouvés peu avant 20 heures par les enquêteurs, les crânes enfoncés à coups de pierre, le bas de survêtement de l'un baissé. Leurs vélos seront retrouvés en bas du talus. D'après le légiste, le décès des deux enfants remontait à moins de trois heures.

Un adolescent de 16 ans, Patrick Dils, sera le premier accusé. Interpellé, il avoue le double meurtre en garde à vue, avant de se rétracter. Il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989, mais acquitté en 2002 au terme de trois procès. Un acquittement dans lequel la présence avérée de Francis Heaulme non loin des lieux du crime a énormément joué. Un crime qui porte sa "quasi signature criminelle".

Une erreur judiciaire et une fausse piste

En 2006, Francis Heaulme est mis en examen pour la première fois mais bénéficie d'un non-lieu. En 2013, il est finalement renvoyé devant les assises et son premier procès s'ouvre en 2014 à Metz. Henri Leclaire, un ex-manutentionnaire de la maison d'édition Le Lorrain, située non loin du talus SNCF est appelé comme témoin. Sur la foi de témoignages de dernière minute, il devient suspect. Une femme raconte qu'en 2012, Henri Leclaire lui a confié en "criant et gesticulant" qu'il avait "attrapé" les enfants, tout en répétant ne pas les avoir tués. Mais la justice considérera ces éléments comme insuffisants et évoquera même une hypothèse "journalistique". Henri Leclaire est définitivement blanchi en 2017.

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À partir du mardi 25 avril, Francis Heaulme comparaîtra seul. Maître Dominique Rondu, l'avocat de la grand-mère d'Alexandre, affirme qu'il n'attendait "rien" de ce procès, sauf si Francis Heaulme avouait sa culpabilité, ce qu'il a toujours nié. Pour l'ancien gendarme Jean-François Abgrall, qui a confondu le tueur en série en 1992, "il ne sera pas dans l'aveu".

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