2 min de lecture Proxenetisme

Montbéliard : trois ans ferme pour un gérant de sex-shop accusé de proxénétisme

Un gérant de sex-shop a écopé de trois ans de prison ferme à Montbéliard pour avoir installé une maison close à l'étage de son commerce.

Des prostituées à Toulouse, le 19 octobre 2013.
Des prostituées à Toulouse, le 19 octobre 2013. Crédit : REMY GABALDA / AFP
Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Il avait installé une maison close à l'étage de son sex-shop et y prostituait sept femmes âgées de 17 à 47 ans, la plupart sans emploi et endettées et certaines avec des enfants à charge. Le gérant a été condamné ce jeudi 27 novembre par le tribunal correctionnel de Montbéliard (Doubs) à 5 ans de prison, dont 3 ans ferme. Dans un premier temps, l'homme, interpellé lundi 24 novembre, avait indiqué qu'il ignorait que ces femmes vendaient des prestations sexuelles, puis il a finalement reconnu les faits.

Âgé de 61 ans, il "a mis en place un système de prostitution. Il recrute, il dirige, il organise la prostitution et récupère l'argent du labeur de ces filles", a accusé le procureur, Lionel Pascal. "Ce sont des filles qui sont venues chez moi pour travailler, ce n'est pas moi qui les ai prostituées. La plupart des filles sont libertines, le libertinage aide", a-t-il déclaré à la barre, invoquant "une faiblesse intérieure" qui l'a "engagé sur des activités illégales".

Il savait rappeler "qui était le patron"

Son avocat, Me Yves Bouveresse, a souligné qu'"il n'y avait pas eu de pressions, de violences ou de contraintes sur les femmes", mettant en avant le "casier judiciaire vierge" de son client. Le gérant avait installé des cages de strip-tease, puis des podiums de lap dance et une "salle de libertinage" à l'étage de son commerce, où les clients pouvaient acheter différents types de prestations sexuelles, dont certaines sans préservatifs.

Au cours de l'enquête, l'une des victimes a confié que le gérant était "un maquereau" qui "savait se montrer désagréable et rappeler qui était le patron". Devant le tribunal, deux autres jeunes femmes ont expliqué comment elles étaient tombées dans l'engrenage de la prostitution par "besoin de sous".

3.500 euros mensuels pour le gérant

Les enquêteurs, alertés par l'administration fiscale, ont estimé que 17 femmes au total s'étaient prostituées dans l'établissement depuis son ouverture. Elles exécutaient des prestations sexuelles pouvant aller jusqu'à 160 euros pour une relation complète. Les clients, essentiellement originaires du nord de la Franche-Comté, versaient l'argent au gérant qui retenait 50% de la somme. Selon l'enquête, il percevait ainsi une moyenne de 3.500 euros par mois.

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Une prostituée gagnait 800 euros mensuels, en moyenne, pour ces relations sexuelles tarifées. Le gérant du sex-shop gagnait par ailleurs environ 1.500 euros mensuels déclarés pour son commerce, ainsi que 2.500 euros de rente. Il est également jugé pour exercice illégal de la pharmacie car il vendait du Viagra ou des produits assimilés à ses clients.

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