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Marc Dutroux ne peut pas indemniser ses victimes selon son avocat

Le criminel belge, condamné à la prison à perpétuité pour avoir été le tortionnaire de six jeunes filles en 1995-96, "ne possède strictement rien" et "est totalement incapable" d'indemniser ses victimes ou leurs familles, révèle son avocat dans une lettre.

Marc Dutroux, en 2004.
Marc Dutroux, en 2004.
Crédit : AFP
AFP

C'est un premier pas envers ses victimes selon l'avocat de Marc Dutroux. Dans une lettre obtenue par l'AFP jeudi 30 août, maître Bruno Dayez affirme que son client "est prêt à répondre" aux questions qui sont restées en suspens car "le procès d'Arlon (en 2004, ndlr) n'a pas livré, loin de là, la réponse à toutes les questions". 

Mais, l'avocat prévient : son client n'a pas les moyens d'indemniser ses victimes : "Quant à votre indemnisation, je suis obligé d'admettre qu'il (Marc Dutroux) ne possède strictement rien et qu'il est totalement et définitivement incapable de satisfaire à cette exigence". 

La démarche de proposer de répondre aux jeunes filles ou leur famille s'inscrit dans une nouvelle demande de liberté conditionnelle. Avec en tête l'objectif de faire libérer Dutroux en 2021, l'avocat rappelle qu'une des "cinq conditions" pour une libération anticipée concerne "l'attitude du condamné à l'égard des victimes". Ainsi de ce point de vue "il m'a paru opportun de faire un pas dans votre direction". 

Marc Dutroux, qui a passé 22 ans en prison et aujourd'hui âgé de 61 ans, avait été arrêté le 13 août 1996. Deux jours plus tard, deux adolescentes, Laetitia Delhez et Sabine Dardenne - disparues respectivement depuis quelques jours et quelques mois -, avaient été retrouvées vivantes dans une cache aménagée dans la cave d'une de ses maisons, à Marcinelle, près de Charleroi (sud-ouest). 

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Dans les semaines qui ont suivi, les corps de Julie et Mélissa, deux amies de huit ans enlevées à Liège (est) en juin 1995 et mortes de faim dans la cave de Marcinelle, étaient exhumés d'une de ses propriétés. Puis ce furent ceux de deux jeunes Flamandes, An Marchal, 17 ans, et Eefje Lambrecks, 19 ans, enterrées vivantes dans le jardin d'une autre de ses habitations. 

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