2 min de lecture Lyon

Lyon : des militants identitaires occupent un futur centre d'accueil de Roms

"Saint-Genis ne sera pas Calais" exigeaient ce samedi une trentaine de militants devant un futur centre d'accueil de roms.

Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi matin le toit d'un bâtiment qui va prochainement accueillir un centre d'accueil de Roms Saint-Genis-les-Ollières.
Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi matin le toit d'un bâtiment qui va prochainement accueillir un centre d'accueil de Roms Saint-Genis-les-Ollières. Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l'ouest de la métropole de Lyon, a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 Roms dans un "village d'insertion", dans le cadre d'un projet coordonné par le préfet. Un projet qui ne plaît manifestement pas à tout le monde. Ce samedi 24 octobre, une trentaine de militants ont investissement le toit d'un des bâtiments. "Saint-Genis ne sera pas Calais" pouvait-on lire sur le banderole.

"Le maire s'est opposé au projet, les habitants sont opposés au projet mais la préfecture veut l'imposer. On demande l'abandon du projet; on restera le temps qu'il faudra", a affirmé Damien Rieu, porte-parole de Génération identitaire, émanation du Bloc identitaire, qui a par ailleurs posté de nombreuses photos sur Twitter.

Selon les gendarmes, les activistes, qui ont commencés leur action vers 8h30, ne se sont pas contentés de scander leur colère : ils ont également brûlé deux véhicules. Selon le jeune porte-parole, "le véhicule brûlé venait de la casse".

Une décision imposée par le préfet

Le 1er octobre, Saint-Genis-les-Ollières a tenu un conseil municipal extraordinaire durant lequel les élus avaient voté une motion contre l'installation des 160 Roms. Didier Cretenet, le maire de la commune selon qui ce projet résulte d'une "décision imposée par le préfet, sans aucune concertation", s'est rendu sur place. "On se doutait qu'il y aurait une action de ce type là. On avait prévenu le préfet et le ministère de l'intérieur. On n'est pas surpris de cette action aujourd'hui et on espère que cela n'ira pas plus loin", a indiqué le maire à l'AFP.

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"Sur ce site, on a déjà un centre de jeunes délinquants et un centre d’hébergement d'urgence  pour demandeurs d'asile. Avec 15 jeunes délinquants, 85 demandeurs d'asile et 160 roms à venir, il va concentrer 5% de la population du village qui compte 4.800 habitants", a relevé l'élu. Selon lui, des bâtiments modulaires de 30 mètres carrés seront installés pour abriter 65 adultes et 95 enfants. "On a qu'un seul groupe scolaire dans la commune qui est plein. Ce ne sera pas possible de scolariser les enfants", a-t-il ajouté.

Soutenu par le candidat FN

Le maire sans étiquette n'était pas le seul à soutenir les militants. Selon Damien Rieu, de nombreux habitants sont venus leur apporter des vivres "pour tenir l'occupation". De son côté, la tête de liste Front national pour les élections régionales en Auvergne et conseiller municipal de Lyon Christophe Boudot a annoncé sa venue à 14h pour "soutenir les habitants confrontés à la décision du Préfet qui veut leur imposer 160 Roms".

Par ailleurs, la semaine précédente, une marche silencieuse avait réuni des milliers de personnes contre le projet du préfet. 

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