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Le rescapé de Magnanville : un conte de fées à pleurer

REPLAY - La presse s'émeut devant le sort d'un nouveau pupille de la nation, orphelin depuis l'assassinat de ses parents par un jihadiste à Magnanville (Yvelines) lundi 13 juin.

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ULe rescapé de Magnanville : un conte de fées à pleurer Crédit Média : Adeline François | Durée : | Date : La page de l'émission
Adeline François
Adeline François
et La rédaction numérique de RTL

C’est un enfant de trois ans, dont on ne verra pas le visage, mais que l’on imagine apeuré, puis saisi d’effroi lorsque le terroriste islamique a assassiné devant lui sa mère, après avoir tué son père. Ce petit orphelin, ce symbole de l’innocence rattrapée par la barbarie, n’avait qu’un seul tort : avoir des parents policiers. Il ne pouvait pas deviner, et ses parents non plus, qu’un État islamique, aux abois sur ses terres du Levant, avait changé de stratégie pour faire reposer la terreur en Europe ou en Amérique, sur de simples individus, loups solitaires sortant soudain de leur tanière pour frapper.
 
Le loup et l'enfant, le conte qu'on voudrait ne pas avoir à raconter, est écrit ce matin par Bruno Dive dans Sud Ouest. Un conte qui serait illustré par deux photos qui font la plupart des unes des journaux ce matin et notamment celle du Figaro ce matin, les portraits de Jean-Baptiste Salvain et Jessica Schneider, victimes de la barbarie islamiste, uniforme bleu sur fond noir. "Tombés au champ d'honneur", écrit Yves Thréard. Il se trouve quand même quelques quotidiens pour mettre en une la photo du loup, Le Républicain Lorrain et Le Courrier Picard. Libération choisit une autre photo, celle d'un policier qui dépose une rose devant la maison des victimes, "Terrorisme de proximité" titre Libération. On découvre d'autres expressions ce matin dans la presse comme "ce solo djihadiste", l'autre nom du loup solitaire. 

La manif anti loi Travail : passe ton bac d'abord

C'est L'Humanité qui a trouvé le bon client du jour, Thomas élève en terminale ES qui manifestait hier contre la loi El Khomri et qui planche en ce moment même sur l'épreuve de philo. Depuis 3 mois, il a été de toutes les manifs et n'a aucun doute sur les méfaits de la loi Travail, lui qui livre des pizzas 18h par semaine. "Mes horaires ne sont pas fixes, ils changent d'une semaine à l'autre et je travaille parfois le weekend".

Du coup, on se demande quand est-ce qu'il a eu le temps de réviser, mais il paraît, nous dit L'Huma, qu'il a pu compter sur ses "camarades" de classe, le mot prend ici tout son sens, pour rattraper les cours manqués. À l'heure qu'il est, il a déjà découvert son sujet, mais dans les colonnes de L'Huma, il voudrait que la mobilisation tourne au conte de fées avec un sujet qui collerait à sa mobilisation : s'engager, est-ce renoncer à sa liberté ?

Le héro de la qualification de l'Albanie

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France-Albanie ce soir, parmi les articles à lire, il y a cette double page de L'Équipe sur le douzième homme de l'Albanie, incroyable histoire que celle d'Ismail Morina. 14 octobre 2014, l'image fait le tour du monde, un  drone survole le stade où se joue le match Albanie-Serbie, qualificatif pour l'Euro : un drone qui traine derrière lui un drapeau de l'Albanie, noir avec du rouge au milieu. Le drapeau s'approche de la pelouse, un joueur serbe l'attrape, deux joueurs albanais se jettent sur lui, les supporters serbes envahissent le terrain pour frapper les Albanais, la Serbie est disqualifiée. Ismail Morina est l'homme qui pilotait le drone. L'Équipe l'a retrouvé dans un village reculé du nord de l'Albanie, où il est assigné à résidence. Les Albanais présents en France pensent tous à lui : "il nous a rendu notre fierté, il a changé l'image de l'Albanais", dit l'un d'eux.
 
Autre histoire de foot à lire dans le Canard Enchainé, qui raconte les coulisses de France-Roumanie côté tribune présidentielle, avec je cite, "les blagues à deux balles de Hollande et Sarko". Nicolas Sarkozy arrive au Stade de France à 20h45 et tombe nez à nez avec François Hollande. "Ah, c'est terrible le foot", lui dit Nicolas Sarkozy, "quand la France gagne, c'est grâce à l'équipe. Quand elle perd, c'est à cause du Président". "C'est pour ça que je t'ai invité", lui répond François Hollande. À la fin du match, l'Élysée s'est empressé de faire savoir que Nicolas Sarkozy était parti 5 minutes avant la fin, et n'avait pas vu le but de Dimitri Payet. Il a même failli ne rien voir du tout, puisque l'UEFA avait oublié d'inviter l'ancien président ! L'Élysée a réparé cette gigantesque gaffe en catastrophe, après une chronique entendue sur RTL. "Ça prouve", s’écrit le Canard, "que Hollande est au moins à l'écoute de la radio !"

Un hasard de plus en plus calculé

À quoi tient une invitation à un match de foot, un sujet du service politique de RTL dans la matinale ? On appelle ça les hasards heureux, la sérendipité, et comment ne pas vous parler de ce grand dossier que L'Express consacre  cette semaine à la sérendipité, art de découvrir ce à quoi l'on ne s'attendait pas. Et l'on apprend que ça va bien au-delà de la création de la tarte Tatin.

Le géant Google s'apprête à ouvrir un nouveau campus à Bay View , où tout sera fait pour favoriser les "casual collisions", les rencontres impromptues entre collègues dans les locaux, car la sérendipité est avant toute une affaire d'interactions. Même son de cloche chez Danone, qui vient de repenser intégralement son siège parisien, en attribuant la moitié de l'espace à des lieux d'échanges, de croisements et de discussions informelles. Pourquoi ? Parce qu'un chercheur a prouvé, en étudiant le parcours de 480 prix Nobel, que les rencontres fortuites dans les couloirs constituent la première source de production et de diffusion des idées. On se croise, on échange et "hop", des idées géniales surgissent. On appelle ça le hasard créateur. Et dire que tout est parti d'un conte persan du 14e siècle, Les pérégrinations des trois fils du roi Sérendip. C'est le seul conte que l'on aurait envie de lire ce matin.

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2016-06-15 12:18:41