2 min de lecture Faits divers

Le criminel Patrick Henry est mort d'un cancer à l'âge de 64 ans

Le tueur avait été condamné à perpétuité en 1977. Atteint d'un cancer, il avait obtenu sa libération conditionnelle en septembre.

Patrick Henry (à gauche), le meurtrier du petit Philippe Bertrand, est emmené par les policiers après son arrestation, le 18 février 1976
Patrick Henry (à gauche), le meurtrier du petit Philippe Bertrand, est emmené par les policiers après son arrestation, le 18 février 1976 Crédit : AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

Il avait été emprisonné en 1977 pour le meurtre de Philippe Bertrand, un enfant âgé de 7 ans. Patrick Henry, "le criminel le plus connu de France" est mort, ont déclaré son avocat et un proche à l'Agence France-Presse. Plus ancien détenu de France, il a été placé sous écrou pendant plus de 40 ans. L'individu avait obtenu une suspension de peine en septembre, atteint d'un cancer au stade terminal.

Âgé de 64 ans, Patrick Henry avait enlevé Philippe Bertrand, un petit garçon, en 1976. Exigeant une rançon, il avait tué le garçonnet. Faute de preuve, la justice avait libéré le suspect dans un premier temps. Le jeune homme clamait alors son innocence et avait déclaré face aux médias que le tueur méritait "la peine de mort". La police avait ensuite trouvé le cadavre de Philippe Bertrand caché sous le lit de la chambre d'hôtel de Patrick Henry.

Sa condamnation intervient dans un contexte historique bien particulier, quelques années avant l'abolition de la peine de mort, en 1981. En 1977, le meurtrier avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. "Vous ne le regretterez pas", avait-il glissé à Robert Badinter, futur garde des Sceaux militant pour la fin de la peine capitale. 

En 1976, le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski était allé jusqu'à transgresser la séparation des pouvoirs en évoquant l'affaire Patrick Henry. "Si j'étais juré, je me prononcerais pour la peine de mort", avait-il dit, rappelle Libération.

"La France a peur"

Au 20 heures de TF1 le 18 février 1976, le présentateur Roger Gicquel avait ouvert son journal par quelques mots glaçants, restés célèbres : "La France a peur", usant ensuite de l'expression comme une anaphore pour évoquer le meurtre de Philippe Bertrand perpétré par Patrick Henry.

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La libération conditionnelle obtenue par Patrick Henry pour raison médicale au mois de septembre n'était pas la première. En 2001, le criminel, qui s'était fait remarquer pour son bon comportement en détention, avait obtenu cette faveur. Cette période avait cependant rapidement tourné court. 

Quelques mois plus tard, le natif de Troyes était interpellé en Espagne avec plusieurs kilos de haschisch. Un échec qui a conduit la justice à lui refuser toutes les suspensions de peine par la suite. Jusqu'en septembre 2017.

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