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Le corps d'un prêtre retrouvé mort dans le Finistère, 26 mois après sa disparition

Le corps du père Christophe Guégan, disparu le 18 janvier 2024, a été retrouvé près de la rivière Ellé, dans le Finistère. Ce dénouement intervient alors que l'enquête évoquait la piste du suicide.

Le corps d'un prêtre retrouvé mort dans le Finistère, 26 mois après sa disparition. (illustration)

Crédit : NICOLAS TUCAT / AFP

Jérémy Descours

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La disparition du père Christophe Guégan trouve, ce jeudi 12 mars, un dénouement. Plus de deux ans après avoir mystérieusement disparu, le corps du curé de Ploërmel, dans le Morbihan, a été retrouvé près de la rivière Ellé, mettant fin à une longue période d'incertitude pour sa famille et le diocèse de Vannes. 

Selon nos confrères du Ploërmelais, l'annonce a été faite, ce jeudi, par l'évêque de Vannes, Mgr Raymond Centène, dans un bulletin paroissial adressé au clergé. "Les autorités judiciaires ont confirmé l’identité d’un corps retrouvé près de l'Ellé (...). Ma première pensée va d'abord à sa famille et ses proches qui ont vécu 26 mois dans l'angoisse et le silence", écrit-il. 

Le prêtre de 56 ans avait disparu dans la nuit du 17 au 18 janvier 2024 après avoir quitté le couvent des Dominicaines du Saint-Esprit à Berné (Morbihan), où il devait célébrer l'office le lendemain matin. 

La piste du suicide

Son véhicule avait été retrouvé garé près du site escarpé des Roches du Diable, à Guilligomarc'h, au bord de l'Ellé (Finistère), une rivière qui peut devenir un torrent dangereux en hiver. Malgré d'importantes recherches menées dans la zone et en aval du cours d'eau, le corps n'avait jamais été retrouvé jusqu'à présent. 

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Selon Le Télégramme, plusieurs éléments avaient rapidement orienté les enquêteurs vers la piste du suicide : la dernière trace du prêtre retrouvée au bord de la rivière par des chiens pisteurs, l'absence de mouvement bancaire après sa disparition et la découverte de son téléphone et de son portefeuille dans sa voiture. 

Une plainte pour de "possibles attouchement sexuels"

Dans le même temps, Le Télégramme avait également révélé qu'un signalement visant le prêtre pour des faits d'abus sexuels présumés lui avait été communiqué la veille de sa disparition par l'évêque de Vannes. Selon les informations confirmées par le procureur de la République de Lorient, une procédure avait été initiée à Paris avant qu'une plainte ne soit déposée à Lyon. 

Cette dernière porte sur de "possibles attouchements sexuels qui auraient été commis sur un même plaignant, alors mineur puis tout juste majeur, au début des années 2010 dans le pays d'Auray" (Morbihan), expliquait le procureur Stéphane Kellenberger en octobre 2024 au Télégramme. "À ce stade, rien ne permet, ni judiciairement, ni formellement, de lier la disparition inquiétante, à cette (unique) procédure dont le parquet de Lorient est désormais saisi", poursuivait le magistrat. 

À cette époque, le père Guégan dirigeait le foyer Jean-Paul II, un internat de garçons destiné aux vocations religieuses à Sainte-Anne-d'Auray (Morbihan). Les circonstances exactes de la mort du prêtre n'ont pas encore été détaillées par les autorités judiciaires.

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