2 min de lecture Faits divers

Le combat d'une puéricultrice pour adopter un bébé décédé il y a un an

Cette puéricultrice s'était occupée du nourrisson handicapé, abandonné à la naissance. Elle avait déjà entamé les démarches d'adoption avant la mort de l'enfant.

Un bébé de six mois dans une maternité (illustration)
Un bébé de six mois dans une maternité (illustration) Crédit : DIDIER PALLAGES / AFP
Léa Stassinet
Léa Stassinet
Journaliste

"C'était mon enfant, j'étais sa mère et je veux que cela figure sur mon livret de famille". Ludivine Rebelo-Pereira, une puéricultrice nancéienne ira jusqu'au bout de son combat. Il y a quelques mois, alors qu'elle travaille dans un hôpital des Vosges, Lucile, un bébé orphelin et handicapé arrive dans son service. 

Né en 2014, le nourrisson est atteint d'une maladie rare : l'hydranencéphalie. "Lucile n'avait quasiment pas de cerveau", explique à l'Est républicain Ludivine Rebelo-Pereira. "Elle n'aurait dû vivre que quelques jours, quelques semaines au mieux", poursuit-elle. Très vite, la puéricultrice noue des liens particuliers avec l'enfant, à tel point que la jeune femme souhaite prendre la petite fille chez elle, en vue de l'adopter. Ce que les médecins acceptent. "Elle gémissait quand j'étais là et elle se calmait dès que je la prenais dans mes bras", se souvient-elle. "C'était une évidence que j'essaie de lui offrir une vie la plus normale possible". 

ils n'ont jamais compris pourquoi Mme Rebelo-Pereira s'était attachée à cette petite fille

Me Aline Vaissier-Cartarame
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Pourtant, un premier obstacle se dresse rapidement. La préfecture des Vosges et la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, devenue responsable de la petite Lucile bloquent la démarche. "Je pense qu'ils se sont méfiés car ils n'ont jamais compris pourquoi Mme Rebelo-Pereira s'était attachée à cette petite fille", explique dans l'Est républicain l'avocate de la puéricultrice, Me Aline Vaissier-Cartarame. C'est le début d'une longue procédure pour celle qui souhaite devenir maman pour la première fois. 

Alors que Ludivine Rebelo-Pereira poursuit son combat, la petite fille décède, à l'âge de 17 mois. La puéricultrice réussit à la faire enterrer dans une sépulture qu'elle juge décente, et non pas au Carré des anges à Épinal, comme le voulait la tutrice déléguée de l'enfant, la directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations. 

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Mais la jeune femme ne veut pas s'arrêter là, elle souhaite aller au bout de la procédure d'adoption, comme la loi le permet. "C'est symbolique", affirme-t-elle. Mais le préfet des Vosges s'oppose une nouvelle fois à sa demande, dans une lettre reçue par Ludivine Rebelo-Pereira le 23 février, sans un mot d'explication. Un refus "abusif et injustifié" pour son avocate, qui le juge même "hallucinant". Elle envisage d'ailleurs un recours, celui d'assigner le préfet devant le tribunal. 

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