1 min de lecture Faits divers

Le chauffeur de car demandait aux élèves de souffler à sa place dans l'éthylotest

L'homme a été condamné à des amendes par le tribunal de police de Blois pour avoir demandé à des élèves de souffler à sa place dans l'éthylotest antidémarrage de son car scolaire.

Un panneau de signalisation de bus scolaire.
Un panneau de signalisation de bus scolaire. Crédit : Joël Saget - AFP
Martin Planques
Martin Planques et AFP

Les faits remontent au 14 décembre dernier à Bracieux (Loir-et-Cher). Un chauffeur de car scolaire de 51 ans, demande à deux élèves de souffler dans l'éthylotest antidémarrage obligatoire sur les autocars. Pour que le car démarre, le taux d'alcoolémie du conducteur doit être inférieur à 0,2 gramme d'alcool par litre de sang.

Un premier enfant a soufflé mais pas suffisamment longtemps pour déverrouiller le système. Le chauffeur a alors demandé à son grand frère de prendre le relais. Le collégien s'est exécuté et, cette fois, le car a pu démarrer. "C'était pour plaisanter, le car était déjà démarré. Ces deux frères sont les fils d'un gendarme, ce sont eux qui ont demandé à souffler, je n'ai rien à me reprocher", a affirmé à la barre l'accusé, en assurant ne pas avoir bu une goutte d'alcool avant son service. Pourtant, d'après des collégiens, il aurait confessé avoir consommé deux bières.

Des passagers ont aussi déclaré que le chauffeur du car roulait vite au point qu'une élève, inquiète, a dû lui demander de lever le pied. L'un des enfants a même dit avoir consulté le GPS de son smartphone qui aurait affiché une vitesse de 107 km/h. "C'est faux, je n'ai jamais dépassé les 90", s'est défendu le conducteur.

Coups de klaxons intempestifs et lachâge de volant

La présidente évoque également des coups de klaxon intempestifs et un épisode où le chauffeur aurait lâché son volant des mains pour impressionner la galerie, des faits contestés par le prévenu. "Alors il s'agit d'une hallucination collective car tous les enfants rapportent les mêmes faits", lui a rétorqué la présidente du tribunal.

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Une fois arrivés à bon port, les enfants se sont confiés à leurs parents atterrés, ce qui a rapidement déclenché une enquête. Le conducteur a été suspendu par son employeur, puis a démissionné. Le tribunal l'a condamné à deux amendes d'un total de 370 euros, conformément aux réquisitions du parquet.

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