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L'acteur Francis Renaud placé en garde à vue pour viols, violences et harcèlement

L'acteur français a été placé en garde à vue lundi 12 octobre 2026, après une plainte de son ex-compagne.

L'acteur Francis Renaud au festival de Valenciennes en 2016

Crédit : FRANCOIS LO PRESTI / AFP

AFP & Marie-Lys de Fremond

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L'acteur, réalisateur et scénariste Francis Renaud a été placé en garde à vue lundi 12 octobre pour "viols, harcèlement et violences" après une plainte de son ex-compagne. L'information révélée par Ici Normandie a été confirmée par l'AFP grâce à une source proche du dossier.

La plaignante "indique avoir été contrainte d'avoir des relations sexuelles en [la] présence [de Francis Renaud] avec d'autres hommes durant une douzaine d'années", précise cette source, ajoutant qu' "une partie des faits se seraient passés à Vernon, là où réside Francis Renaud aujourd'hui et dans d'autres endroits en France".

Le procureur de la République d'Évreux Rémi Coutin a confirmé à l'AFP la garde à vue de l'acteur de 59 ans "dans le cadre d'une enquête diligentée par la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée, ndlr) de Rouen". Le magistrat a pour l'instant refusé tout autre commentaire. 

L'acteur avait lui-même porté plainte en 2024

Acteur habitué des films d'Olivier Marchal, Francis Renaud a notamment joué dans 36 Quai des Orfèvres, Bronx et MR73. En 2024, il avait porté plainte contre le réalisateur André Téchiné pour harcèlement sexuel, contre le directeur de casting Gérard Moulevrier pour agression sexuelle, et contre X pour menaces de mort. Les faits se seraient déroulés entre 1988 et 2004, et certains ont été relatés dans le livre de l'acteur publié en 2018, La Rage au cœur. 

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À l'époque, le procureur d'Évreux avait appelé à la "plus grande prudence". Les accusations visant M. Téchiné n'apparaissaient alors "pas susceptibles d'être qualifié[es] de harcèlement sexuel" tandis que la plainte contre M. Moulevrier concernait des éléments "prescrits". Le parquet s'était dessaisi de l'affaire au profit de celui de Paris, où s'étaient déroulés les faits. Trois mois après l'ouverture de l'enquête, le parquet de Paris avait classé l'affaire pour prescription.

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